Justice pénale

Définition et enjeux

Diodato Lioy,  La philosophie du droit (1887)

“ L'instrument de la justice pénale est la peine, ou douleur infligée au délinquant proportionnellement à la quantité et à la qualité du mal, c'est-à-dire selon l'importance du devoir violé, et selon la gravité spécifique de la violation commise, gravité qui est déterminée par les circonstances du fait concret et particulier. Le délit, en violant un devoir, niait un droit; la peine affirme ce droit tant dans la conscience du criminel que dans celle de la société humaine. ”
Source : Gallica

Portrait de Henri Donnedieu de Vabres Henri Donnedieu de Vabres,  La justice pénale d'aujourd'hui… (1948)

“ LE CRIME
L'intervention répressive, dans les sociétés modernes, suppose que trois conditions sont réunies : 1° une infraction à la loi ; 2° une volonté coupable ; 3° un acte extérieur qui la manifeste.
I. — L'ÉLÉMENT LÉGAL DE L'INFRACTION
La violation de la loi pénale est le premier élément du délit. Aucun acte ne peut entraîner l'application d'une peine, non prévue par un texte formel ; le taux de la peine ne peut excéder le maximum prévu par la loi. Nullum crimen, nulla pœna sine lege.
”
Source : Gallica

Albert Normand,  Traité élémentaire de droit criminel… (1896)

“ Il faut bien remarquer que pour que le tribunal correctionnel ou de simple police ait le droit de statuer sur la demande de la partie civile, il suffit qu'on puisse déclarer que le fait poursuivi constitue un délit ou une contravention, et que le prévenu en est l'auteur, sans qu'il soit nécessaire qu'on ait à lui infliger une peine. Il peut, en effet, se présenter des cas, où à raison de certaines circonstances les tribunaux répressifs après avoir constaté l'existence du délit ou de la contravention et de la culpabilité du prévenu soient impuissants à faire l'application de la loi pénale. ”
Source : Gallica

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