Résumé

Achille Morin Répertoire général et raisonné du droit criminel… (1850-1851)

L'ivresse, lorsqu'elle est complète, ôte entièrement la conscience du bien et du mal, l'usage de la raison. C'est une sorte de démence passagère. L'homme qui s'est enivré peut être coupable d'une grande imprudence, mais il est impossible de lui dire avec justice : ce fait spécial, ce crime, tu l'as compris au moment de le commettre. Quelque aversion qu'on ait pour l'ivresse, on ne fera jamais qu'un homme ait compris ce qu'il était hors d'état de comprendre. On ne saurait comparer l'ivresse à une passion violente.
Source : Gallica

Achille Morin Répertoire général et raisonné du droit criminel… (1850-1851)

Après condamnation, la détention est une peine physique et morale, entraînant avec elle le déshonneur ou l'infamie, et dont l'humanité demande qu'on n'aggrave pas la rigueur. Le droit, soit d'ordonner ou d'opérer une arrestation préventive, soit de condamner quelqu'un à la perte de sa liberté corporelle, soit de tenir la main à une condamnation de cette nature, ne saurait donc être entouré de trop de précautions, de la part du législateur, pour qu'il ne puisse dégénérer en violation abusive, inique ou illégale, du plus précieux, du plus cher et du plus sacré de tous les droits.
Source : Gallica

Achille Morin Répertoire général et raisonné du droit criminel… (1850-1851)

Toute mesure par laquelle le président de la République dissout l'Assemblée nationale, la proroge ou met obstacle à l'exercice de son mandat, est un crime de haute trahison. Par ce seul fait, le président est déchu de ses fonctions; les citoyens sont tenus de lui refuser obéissance; le pouvoir exécutif passe de plein droit à l'Assemblée nationale; les juges de la Haute Cour se réunissent immédiatement , à peine de forfaiture ; ils convoquent les jurés dans le lieu qu'ils désignent pour procéder
au jugement du président et de ses complices
Source : Gallica

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