Achille Morin, Répertoire général et raisonné du droit criminel… (1850-1851)
“ L'ivresse, lorsqu'elle est complète, ôte entièrement la conscience du bien et du mal, l'usage de la raison. C'est une sorte de démence passagère. L'homme qui s'est enivré peut être coupable d'une grande imprudence, mais il est impossible de lui dire avec justice : ce fait spécial, ce crime, tu l'as compris au moment de le commettre. Quelque aversion qu'on ait pour l'ivresse, on ne fera jamais qu'un homme ait compris ce qu'il était hors d'état de comprendre. On ne saurait comparer l'ivresse à une passion violente. ”
