Molière,
Oeuvres de Molière
(1831)
“ ALCMÈNE. Ah ! quel emportement ! AMPHITRYON. Non, non, plus de douceur et plus de déférence, Ce revers vient à bout de toute ma constance ; Et mon coeur ne respire, en ce fatal moment, Et que fureur et que vengeance. ALCMÈNE. De qui donc vous venger? et quel manque de foi Vous fait ici me traiter de coupable? AMPHITRYON. ■ Je ne sais pas, mais ce n'étoit pas moi : Et c'est un désespoir qui de tout rend capable. ALCMÈNE. Allez, indigne époux, le fait parle de soi, Et l'imposture est effroyable. C'est trop me pousser là-dessus, Et d'infidélité me voir trop condamnée. ”
