Résumé

C. de Jocas Comment la république est possible… (1849)

Le peuple n'est pas la nation. La nation, c'est le peuple, la bourgeoisie et l'aristocratie confondus ou ne formant qu'un tout. Voilà pourquoi une république qui n'est pas nationale n'est plus une république; car elle cesse d'être la chose de tous en devenant spécialement soit démocratique, soit bourgeoise, soit aristocratique. Le privilège est tout aussi odieux en bas qu'en haut, et il est inutile de parler de fusion, si l'on ne veut encore agir que par exception.
Ce n'est pas une révolution qui a éclaté en Février, c'est une tempête. J'aimerais mille fois mieux une révolution.
Source : Gallica

C. de Jocas Comment la république est possible… (1849)

Comme l'Assemblée nationale, le suffrage universel absorbe aussi une part beaucoup trop considérable du pouvoir. De l'aveu de tous les partis, la moitié au moins du peuple, en France, est encore trop peu instruite, et trop accessible à l'erreur et même à la corruption, pour pouvoir exercer d'aussi importantes, d'aussi difficiles, d'aussi saintes fonctions que les fonctions électorales. Il est donc déraisonnable de les lui confier et de livrer ainsi l'autorité aux mains de l'ignorance et de la médiocrité, toujours en majorité dans une nation.
Source : Gallica

C. de Jocas Comment la république est possible… (1849)

Il faut dans toute nation une aristocratie qui gouverne, un peuple qui travaille et qui produise, une bourgeoisie qui remplisse, entre l'aristocratie et le peuple, le rôle utile et honorable que nous allons rappeler.
L'aristocratie, qu'elle soit aristocratie par la naissance, par la fortune, par le talent ou par l'élection, doit être peu nombreuse ; la bourgeoisie doit naturellement l'être davantage, mais il y a un immense danger à ce qu'elle le soit trop; enfin le peuple doit être en immense majorité, et peut même sans inconvénient, sous un gouvernement habile, être innombrable.
Source : Gallica

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