Résumé

Célestin Fleury Bergier,  État politique de la France après la Révolution de 1848… (1849)

“ Vous avez effrayé et ennuyé l'opinion publique, et la voilà maintenant qui se prononce contre vous, si ce n'est contre la république elle-même.
Vous croyez avoir pour vous le prolétariat ; soyez sûrs que vous ne l'avez pas tout entier, et qu'il commence déjà à vous échapper tout à fait; rappelez-vous ceci : quand un gouvernement tombe, tout le monde se déclare son ennemi et l'accuse de ses maux ; mais ensuite quand on voit que la misère règne toujours et qu'elle n'a pas de fin prochaine, on se prend à en accuser ses successeurs et on les renverse comme des hommes pires que les premiers.
”
Source : Gallica

Célestin Fleury Bergier,  État politique de la France après la Révolution de 1848… (1849)

“ Dans un régime constitutionnel, la presse est un des pouvoirs de l'État, peut-être même le plus puissant de tous. Il n'y a d'égal au bien dont elle est susceptible que le mal qu'elle peut faire. Napoléon s'est toujours préoccupé d'elle ; il voulait tout voir et tout réfuter par lui-même, quand il le pouvait. Son premier besoin était d'avoir le dernier mot en tout, parce que c'est celui-là qui semble donner raison. Il n'aimait pas qu'on lui dît ses vérités, mais il ne souffrait jamais qu'on le calomniât : c'est que la calomnie habilement dirigée peut perdre un gouvernement. ”
Source : Gallica

Célestin Fleury Bergier,  État politique de la France après la Révolution de 1848… (1849)

“ Le soldat lui-même, cette machine sur la docilité de laquelle on compte, prend part à notre vie politique et morale. Il voit la souveraineté dans la nation, et le roi n'est pour lui qu'un général, presque un général révocable. Est-il étonnant après cela qu'il échappe à la main qui le conduit et laisse passer, sans la combattre, la justice du peuple qui va briser un trône parjure? Dans les monarchies despotiques, c'est tout le contraire: la nation s'y trouve effacée, et le soldat, n'y voyant debout que le despote, ne vit et ne meurt que pour celui-ci. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature