Souveraineté nationale

Définition et enjeux

Auguste Clément Le parti du droit (1879)

Elle avait solennellement déclaré que « la souveraineté réside essentiellement dans la nation, » et elle la fit « résider » tout entière dans l'Assemblée. Le gouvernement reconstitué ne fut reconnu que par elle; le peuple ne fut pas même appelé à se prononcer sur la constitution.
Si, plus tard, au lieu de recourir à la violence, l'on se fût appuyé sur dos principes immuables, sur un vote incontestable de la souveraineté nationale, on fondait le règne du droit et l'on épargnait à la patrie un siècle de révolutions !
Source : Gallica

Portrait de Antoine Blanc de Saint-Bonnet Antoine Blanc de Saint-Bonnet De la Restauration française : mémoire présenté au clergé et à l'aristocratie (1851)

L'appel au peuple, remarquez bien, toujours pour éviter l'appel à l'Eglise !
La souveraineté nationale ne fut inventée que pour couvrir d'un meilleur nom la souveraineté du peuple, La souveraineté n'est pas plus en haut qu'en bas, chez la noblesse que dans le peuple. Si la nation est souveraine, pourquoi la déranger d'où elle est? son principe, à cette heure, est dans sa réalité... Enfin, l'idée de résumer la souveraineté nationale de toutes les générations n'est qu'un plus vaste système, de la souveraineté du peuple.
Source : Gallica

Jean Félix Nourrisson La souveraineté nationale et la révolution (1872)

Qu'une dynastie soit compatible avec la souveraineté nationale, parce qu'elle en est à la fois l'organe et le symbole ; qu'une nation s'affectionne à une dynastie, parce que la destinée de la dynastie et celle de la nation se confondent en un ; que, représentée par une dynastie respectée, une nation puisse, au dedans vivre pacifiée et active, au dehors contribuer aux conquêtes de la civilisation, c'est ce dont nous avons près de nous un instructif et éclatant exemple?
Source : Gallica

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