Résumé

Aug. Miquel De l'Organisation du corps social… (1845)

Mais sans la moralité, qui doit faire concourir au bien public toutes les ressources de la nation, l'intérêt personnel, dominant les questions politiques, donnerait à la fortune un esprit d'exclusion et de monopole qui détruirait en leur germe, en les forçant, ou en les empêchant de se développer , une grande partie des facultés physiques, intellectuelles et morales de la nation, et à la capacité une tendance trop prononcée vers les innovations. Qui tiendra donc l'équilibre entre le talent et la fortune, entre la force productrice et la possession des produits, entre la cause et l'effet?
Source : Gallica

Aug. Miquel De l'Organisation du corps social… (1845)

Puisque la souveraineté du peuple est inaliénable , l'assemblée nationale ne saurait , sans détruire ses propres droits , se soustraire à l'élection populaire. A plus forte raison n'aurait-elle pas le droit de céder en tout ou en partie, sans le consentement du peuple, la souveraineté à une autre personne individuelle ou collective. Il est donc de son devoir, comme de sa dignité, de conserver l'intégrité du pouvoir que son mandat lui donne et de la recouvrer au besoin.
Source : Gallica

Aug. Miquel De l'Organisation du corps social… (1845)

La dépravation d'un peuple libre serait, aux yeux de l'humanité et de la Providence, une immoralité trop grande : aussi la mauvaise foi, l'injustice et la corruption des moeurs a-t-elle toujours été le prélude et la première cause de la décadence des Etats et de l'asservissement des populations.
Quel plus sublime spectacle, au contraire, que celui d'un peuple qui, au sein de l'abondance, fruit de son travail et de la justice de ses lois, saurait, en assurant le règne de la liberté, de l'égalité et de la fraternité, se maintenir dans le plein exercice de ses droits souverains !
Source : Gallica

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