Résumé

Adolphe Charles Clavel Critique et conséquences des principes de 1789… (1866)

Devenu propriétaire du sol, l'homme s'est approprié son semblable et l'a fait esclave; il s'est approprié le travail, les facultés et le temps du serf; il s'est approprié l'honneur des vierges et des épouses ; il s'est approprié l'étude, l'enseignement, la production, la circulation et la consommation; il s'est approprié bien au delà des limites de l'absurde.
En réalité, le corps et l'âme de l'être moral ne peuvent être une propriété, pas plus que la lumière, le calorique, l'électricité, l'air, l'eau et la terre.
Source : Gallica

Adolphe Charles Clavel Critique et conséquences des principes de 1789… (1866)

En face de faits pareils, nous croyons difficile de nier que les corps et les âmes de l'espèce humaine arrivent à une vie supérieure dans le vaste organisme que représente la société. La naissance individuelle est dès lors un fait de nutrition, comme la mort est un fait d'élimination. Quand l'arbre tombe, la forêt persiste, ainsi fait la prairie quand le brin d'herbe est desséché. De la mort naît l'éternelle transformation ; quant à l'anéantissement, les naturalistes savent qu'il n'existe pas; l'acte est aussi indestructible que le grain de sable, et qui dit réalité dit éternité.
Source : Gallica

Adolphe Charles Clavel Critique et conséquences des principes de 1789… (1866)

L'accord de la justice et de l'économie sociale veut que la consommation soit partout en raison directe de la production; ce qui revient à dire que, chez toute personne., le pouvoir de consommer est égal à celui de produire. L'individu dans sa souveraineté n'a pouvoir que sur le fruit de son travail ; il doit seul suffire aux besoins de son être; s'il participe à la richesse publique, c'est toujours en proportion de la part de vie qu'il livre à la vie sociale. Ce qu'il consomme alors ne lui est attribué qu'en vertu du pouvoir de la personne collective.
Source : Gallica

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