Alphonse de Lamartine,
Harmonies poétiques et religieuses
(1882)
“ De labeur en labeur l'heure à l'heure enchaînée Vous porte sans secousse au bout de la journée; Le jour plein et léger tombe, et voilà le soir : Sur le tronc d'un vieux orme au seuil on vient s'asseoir ; On voit passer des chars d'herbe verte et traînante, Dont la main des glaneurs suit la roue odorante; On voit le chevrier qui ramène des bois Ses chèvres dont les pis s'allongent sous leur poids ”
