Résumé

Guillaume Colletet Le plaisir des champs, avec la vénerie… (1869)

Ainsi qu'un jeune enfant qui ayant dans la main L'oiseau qu'il a si cher, s'advise tout soudain Qu'esbranlant l'oesle au vent s'envole dans la nue Et s'oste de ses yeux d'une longue estendue ; En vain il crie et pleure, et en vain il le suit ; Car il ne peut en l'oer suivre l'oiseau qui fuit. Ainsi estoit de moy à qui fortune adverse Mit dessein et discours et songe à la renverse. Je commence à me plaindre et de souspirs tranchans J'emplis le ciel et l'aer et la terre et les champs, Si bien oultré d'amour ; ce peu durable songe Et le coeur et l'esprit et les veines me ronge.
Source : Gallica

Guillaume Colletet Le plaisir des champs, avec la vénerie… (1869)

Comme les animaux qu'il poursuit, il brousse à travers le taillis, et peu lui importe le chemin, frayé ou non, pourvu qu'il avance et qu'il atteigne son but. Ce n'est pas qu'il soit sans mérite. Ses descriptions sont prises sur nature et, s'il n'est pas styliste, il est peintre. On voit courir l'animal poursuivi ; on entend les aboiements de la meute, les cris des veneurs et, au milieu de tout ce brouhaha, on sent la brise qui passe sur les plaines, le parfum des bois, la rosée, la fenaison, les vendanges, les brumes, le verglas et la neige.
Source : Gallica

Guillaume Colletet Le plaisir des champs, avec la vénerie… (1869)

Lors sans qu'aucun de nous soit vaincu de paresse, La table nous quittons et remplis d'allaigresse Nous pendons et l'espée et la trompe au costé ; Puis chacun à l'instant, sur son cheval monté, Donne un coup de la trompe, afin qu'à l'heure à l'heure Les vallets et les chiens, sans plus faire demeure, Se mettent en chemin, pour devant s'avancer ; Afin que descouplez, vers nous facent lancer Du plus espois des bois, la noire compaignie, Qu'ores nous ne voulons délaisser impunie.
Source : Gallica

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