Octave Mirbeau,
Le Jardin des supplices
“ Mais aussitôt, dans la cage ébranlée, il y eut des rugissements, des bondissements. Ce ne furent plus que des torses nus, mêlés, soudés l’un à l’autre, étreints par de longs bras maigres, déchirés par des mâchoires et des griffes... et des faces tordues s’arrachant la viande !... Et je ne vis plus rien... Et j’entendis les bruits de luttes, au fond de la cage, des poitrines haletantes et sifflantes, des souffles rauques, des chutes de corps, des piétinements de chair, des craquements d’os, des chocs mous de tuerie... des râles !... ”
