Oscar Vladislas de Lubicz- Milosz, Poèmes 1895-1927
“ Singe galeux de l’amour mort, singe édenté des jours perdus. Encore un air, encore un air ! Celui qui sent les tabagies, Le faubourg lépreux, la foire d’automne et les fritures aigres Pour faire rire les filles mal nourries, — ô sale, affreux, maigre, Piteux, épileptique singe, animal pur des nostalgies ! Encore un air, hélas ! le dernier ! — Et que ce soit cette sourde Valse de jamais, requiem des voleurs morts, musique en échos Qui dit : adieu les souvenirs, l’amour et la noix de coco... — Tandis que la pluie pauvre fait glouglou dans la boue vieille et lourde. ”
