Symphonie

Définition et enjeux

Camille Bellaigue,  Revue des Deux Mondes

“ Aujourd’hui, ce que nous tâcherons de suivre au travers et comme au courant des symphonies de Beethoven, ce sera d’abord la symphonie en soi, puis la vie et l’âme du maître, et ce sera enfin la musique elle-même.
I La symphonie est le chef-d’œuvre de la musique. Tous les élémens musicaux, excepté la voix humaine, s’y trouvent réunis. Rien ne s’y rencontre qui soit autre chose que musical. Ainsi la symphonie est à peu près toute la musique et elle n’est que musique. Intellectuelles et sensibles, toutes les beautés de l’art sont rassemblées en elle.
”
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Portrait de Léon Escudier Léon Escudier,  Dictionnaire de musique théorique et historique (1872)

“ La symphonie commence le plus souvent par une courte introduction d'un mouvement lent, qui contraste avec la vivacité, l'éclat, la véhémence, l'entraînante rapidité du premier allegro qu'elle prépare. Vient ensuite un andante varié, un cantabile ou un adagio suivi d'un menuet ; un rondo vif et brillant, un finale plein de mouvement et de vigueur, terminent cette oeuvre, une des plus importantes en musique. Rien qui émeuve, qui entraîne comme une belle symphonie, traduisant avec des gradations habilement ménagées toutes les nuances du sentiment. ”
Source : Gallica

Camille Bellaigue,  Revue des Deux Mondes

“ À ce dessein grandiose, la symphonie — je veux dire ici le principe ou le mode symphonique — emploie tout ce qu’elle possède de ressources, et semble même les multiplier. Jamais elle ne fut plus la symphonie, c’est-à-dire un plus riche concours, et plus constamment accru, d’élémens, de formes et de forces sonores. Après avoir rappelé les motifs des morceaux précédens comme pour les subordonner au thème définitif et souverain, l’orchestre expose ce thème à découvert. Puis il commence à l’appuyer, à l’enrichir, mais sobrement, d’harmonies encore élémentaires. ”
Source : Wikisource

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