Élie Faure,
Histoire de l’art/L’Art médiéval
(1921)
“ C'est l'Italie qui organise le tumulte de Rubens, qui révèle à Velazquez l'espace, à Poussin l'architecture de la terre, à Claude Lorrain l'architecture des deux. Dès qu'on la touche, on se sent envahi par l'ivresse de comprendre. L'intelligence et l'instinct s'y confondent, le savant y consent à ce que l'artiste s'empare de la mécanique et de la géométrie, l'artiste accepte de broyer la couleur et de pétrir le mortier. La volupté la plus atroce y touche à la sainteté, la chasteté brûle comme une orgie. L'amour, ici, est funèbre comme la mort, la mort a l'attirance et le mystère de l'amour. ”
