Alfred Jacobs, Voyage en Asie et en Afrique, d'après les récits des derniers voyageurs (1866)
“ En dehors de toutes leurs habitudes guerrières, quand la tribu chemine par le désert sans préoccupation de pillage, sans ardeur belliqueuse, les Arabes témoignent toute la vivacité de leur esprit, tout le charme de leur imagination. Pour se distraire après une longue journée de marche, tandis que le soleil descend derrière les collines de sable, et que le sol altéré aspire la rosée du soir, à demi enivrés par les vapeurs du narguilé et par les parfums du moka, ils se pressent autour du conteur, qui fait passer toutes ses émotions dans leurs âmes orageuses et ardentes. ”
