Résumé

Portrait de Johann David Michaelis Johann David Michaelis Recueil de questions proposées à une société de savants qui… (1774)

Si cette idée devoit être rejettée, il sembleroit, que dans l'Arabie la plus méridionale, qui est située fous le même degré de latitude que l'Abissinie, les mêmes raisons physiques devroient rendre la Circoncision nécessaire aux Chrétiens. Y en a-t-il en effet parmi eux, qui par précaution font circoncire leurs enfants, ou la haine contre la Religion dominante, qui est la Mahométane, les empêche-t-elle de suivre en cela la voix de la nature? Mais alors n'y a-t-il pas plusieurs d'entr'eux, qui soient obligés de se faire faire l'incision dans un âge plus avancé, lorsqu'ils veulent se marier?
Source : Gallica

Portrait de Johann David Michaelis Johann David Michaelis Recueil de questions proposées à une société de savants qui… (1774)

Parmi les oiseaux, que Moyse défend de manger, il y en a, dont la chair est si dégoûtante, que l'on ne se douteroit presque pas, qu'il eût été nécessaire de la défendre. Je ne veux pour exemple que l'aigle, qui est le premier dans la liste des oiseaux impurs. Il sembleroit cependant par cette défense, que ces animaux aient été mangés par d'autres peuples. On peut dire la même chose de plusieurs autres espèces d'animaux, qui font encore plus ignobles, comme des léfards. Y a-t-il des peuples arabes, qui font leur nourriture de ces fortes d'animaux ?
Source : Gallica

Portrait de Johann David Michaelis Johann David Michaelis Recueil de questions proposées à une société de savants qui… (1774)

Susmilch observe, que c'est la Polygamie, qui en a introduit l'usage. Comme cette nation vend une grande quantité de filles aux peuples polygames, les femmes deviennent si rares, que plusieurs freres n'en peuvent avoir qu'une feule. Je prie donc nos voyageurs d'examiner, si, chez les peuples, qui font de la même race avec les Hébreux, ces fortes de mariages ont aussi leur origine dans la polygamie. Peut-être considerent-ils une femme achetée comme un patrimoine, comme un bien de famille, qui ne doit pas être aliéné, ni mis en liberté.
Source : Gallica

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