Syrie

Définition et enjeux

Pierre La Mazière,  Partant pour la Syrie (1926)

“ Et nul ne songe plus à la Syrie.
Pourtant, au fond du bassin de la Méditerranée orientale, au-delà d’une longue côte découpée, battue des flots, jalonnée de villes et de vestiges de cités qui, jadis, brillèrent d’un éclat incomparable, s’étend une région faisant pour nous l’objet d’une entreprise qui, si nous avions été heureux et habiles, eût pu nous valoir de considérables avantages et dans laquelle, si nous continuons à accumuler les erreurs et les fautes, nous risquons de perdre une partie de notre prestige déjà si entamé.
”
Source : Gutenberg

Nassib Mounayer,  Le régime de la terre en Syrie… (1929)

“ La Syrie est un pays très ancien. Une sensation, je dirai matérielle, dispense de déchiffrer les inscriptions araméennes et les tablettes d'argile pour établir son ancienneté. Placé entre l'Egypte, l'Arabie, la Mésopotamie, la Perse et la Cappadoce, étalant ses côtes sur toute une face de la Méditerranée, la mer la plus sillonnée de l'Antiquité, carrefour des routes qui vont de l'Orient à l'Occident, riche, boisé et bien pourvu par la nature aux confins des déserts, ce pays fut le champ où se confrontèrent et fusionnèrent les civilisations les plus vieilles de l'humanité. ”
Source : Gallica

Richard Edwards,  La Syrie 1840-1862, histoire, politique… (1862)

“ Les poëtes turcs disent de la Syrie, dans sa plus large étendue, « c'est le parfum du paradis, un jardin que Dieu a tracé pour le premier homme, une contrée bénie, où chaque montagne porte l'hiver sur sa tête, le printemps sur ses épaules, l'automne dans son sein, tandis que l'été dort nonchalamment à ses pieds. »
La Syrie, il est vrai, n'est pas partout aussi belle ni aussi féconde ; elle présente bien des contrastes : une mer houleuse sur ses plages, de Saïda à Jaffa, le désert sur sa frontière orientale, et l'àpre Judée à l'une de ses extrémités. La campagne de Damas sert
”
Source : Gallica

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