Résumé

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Vues, discours et articles sur la question d'Orient (1840)

Le monde y perdrait peut-être toutes ses libertés, tous ses progrès moraux à venir. Ne soyons, dans la question d'Orient, ni Russes ni Anglais. Détourner les yeux de la Turquie et rester neutres, c'est être neutres ; suivre l'Angleterre et combattre avec elle pour le statu quo misérable et absurde qu'on vous propose de défendre, c'est être Anglais. La politique de la France doit être toute autre; elle doit être française, elle doit être européenne. Son système, c'est le système européen ; c'est l'équilibre maintenu par l'Autriche et par elle dans l'Orient comme dans l'Occident
Source : Gallica

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Vues, discours et articles sur la question d'Orient (1840)

L'Europe moderne est ce qu'était Rome ! Son instinct est le travail et la civilisation; instinct sublime, aussi supérieur à celui de Rome que notre morale de religion et de charité est supérieure à l'esclavage, droit public de la barbarie. Eh bien ! Messieurs, que l'Europe se comprenne elle-même, qu'elle colonise l'Asie et l'Afrique; qu'elle se répande sur ces rivages déserts avec le superflu de son activité, avec ses nobles passions, avec sa civilisation et sa religion progressives; qu'elle déborde sur ces régions désertes qu'une politique jalouse et suicide voudrait lui interdire à jamais.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Vues, discours et articles sur la question d'Orient (1840)

Encore quelques jours, et le sultan n'était plus, et Constantinople voyait entrer les Arabes. Que la Russie retire sa main intéressée, mais protectrice, et l'empire s'écroulera encore. Et même, sous cette protection humiliante de son ennemi, la Porte tremble, et le sultan n'a pas de sommeil tranquille. Il a été grand homme un jour ! le jour où il détruisit, à force de dissimulation, de courage personnel et d'audace d'esprit, l'empire héréditaire des janissaires. Mais il est des états dont le principe vital est dans leurs vices mêmes, et qu'une réforme tue au lieu de les régénérer !
Source : Gallica

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