Résumé

Le "Journal des débats" et le traité du 15 juillet (1840)

Ainsi, ce n'est plus la Syrie qui est une province de l'empire Turc, c'est Constantinople, le Bosphore, les Dardanelles, qui sont des dépendances de la Syrie. Vous ne voulez pas voir le Pacha en Syrie ; mais vous voulez bien voir la Russie à Constantinople ! Etrange façon de maintenir l'intégrité de l'empire ottoman! Qu'est la Syrie pour le Sultan? rien, rien qu'un fardeau, un membre inutile qu'il n'a la force ni de garder pour lui-même ni de défendre contre les autres. Qu'est-elle pour le Pacha? tout; car il l'a conquise et l'a organisée n'importe comment, et il la regarde comme son oeuvre.
Source : Gallica

Le "Journal des débats" et le traité du 15 juillet (1840)

Nous savons ce que coûte la guerre; l'Angleterre le sait aussi. Ses finances, écrasées, sous le poids d'une dette énorme, ne supporteraient pas long-temps les frais d'une nouvelle coalition contre la France. Eh un mot, l'alliance des deux nations est la garantie de la paix et de la liberté de l'Europe, le seul rempart contre lequel échouera toujours l'ambition de la Russie. Tous les hommes d'État de l'Angleterre l'ont proclamé à haute voix depuis dix ans; le traité de Londres leur donne un démenti sanglant. C'est un affront pour la loyauté de l'Angleterre plus, encore que pour nous.
Source : Gallica

Le "Journal des débats" et le traité du 15 juillet (1840)

La politique de la France, et la seule qu'on puisse avouer quand on a quelque souci de la paix du monde, c'est celle qui veut en Orient le maintien de ce qui est, et le développement au sein de ce qui est de toutes les forces vitales des gouvernemens et de toutes les ressources des peuples. Quelle puissance s'est montrée dans la poursuite de ce noble dessein animée d'un esprit plus conciliant et plus impartial que la France? Quelle puissance a plus généreusement dépensé son sang et ses trésors, a fait à tous une plus large part dans son bon vouloir et sa justice?
Source : Gallica

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