Bosphore

Définition et enjeux

Le sang de ton frère crie : scènes de la tragédie arménienne

“ Quand les automobiles ont traversé l'ombre de Péra et de Galata et arrivent au Bosphore, la lune s'est levée.
Large et rayonnante, elle luit au-dessus de la gare de Haïdar-Pacha sur la côte asiatique.
Le Bosphore se déroule comme un sombre ruban de velours parsemé des rayons d'argent de la pleine lune. Eblouissant de sa beauté surnaturelle, l'astre regarde fixement les côtes dentelées, l'eau noire et tremblante, les demeures humaines et les joies et les misères de la nuit, l'amour et la haine des hommes et leurs œuvres irréparables.
”
Source : Gallica

Camille Allard,  Souvenirs d'Orient. Les Échelles du Levant… (1864)

“ Il est d'usage, en entrant dans le Bosphore, de pousser une exclamation toujours la même : car la pauvreté de notre langue humaine ne nous permet pas de varier beaucoup les expressions de nos sentiments. Je me garderai bien d'imposer à mes lecteurs la phrase admiratrice consacrée. Rade, port, rivière, lac, forêts de mâts, le Bosphore est tout ce que la terre offre de plus beau à l'admiration des hommes. Quel nom que celui de Corne-d'Or pourrait être mieux approprié à cette charmante mer intérieure, source de tant de richesses pour la ville de Constantin ! ”
Source : Gallica

Eugène Forcade,  Revue des Deux Mondes

“ Le Bosphore et Constantinople avec perspective des pays limitrophes, par M. de Tchihatchef ; Paris, Morgand, 1865. Parmi les diverses contrées de l’ancien monde, l’une des plus admirables, personne ne l’ignore, est celle où les promontoires avancés de l’Europe et de l’Asie se regardent par-dessus la nappe bleue du Bosphore. En nulle contrée peut-être, les splendeurs de la nature, colorées d’ailleurs par l’immense reflet des souvenirs, ne se combinent d’une manière à la fois plus charmante et plus grandiose. ”
Source : Wikisource

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