Le sang de ton frère crie : scènes de la tragédie arménienne
“ Quand les automobiles ont traversé l'ombre de Péra et de Galata et arrivent au Bosphore, la lune s'est levée. Large et rayonnante, elle luit au-dessus de la gare de Haïdar-Pacha sur la côte asiatique. Le Bosphore se déroule comme un sombre ruban de velours parsemé des rayons d'argent de la pleine lune. Eblouissant de sa beauté surnaturelle, l'astre regarde fixement les côtes dentelées, l'eau noire et tremblante, les demeures humaines et les joies et les misères de la nuit, l'amour et la haine des hommes et leurs œuvres irréparables. ”
