Péra

Définition et enjeux

Paul Jousset Un tour de Méditerranée, de Venise à Tunis… (1893)

PÉRA
Dans la rue, la réalité n'est pas moins pénible : les maisons, les magasins et les passants font assaut de vulgarité. A peine si dans la foule quelque fez égaré jette sa note claire et rappelle l'Orient. Péra est une ville européenne : toutes les langues s'y confondent :
le français, l'italien, l'allemand, le grec y forment un concert extraordinaire. Mais personne ici n'y prend garde : l'Orient est le
pays des contrastes, et toutes les langues sont sœurs en face du turc.
Source : Gallica

Portrait de Henri de Régnier Henri de Régnier Escales en Méditerranée

Péra n’a rien de séduisant. Vilaines maisons, rues populeuses, magasins médiocres, foule cosmopolite sans caractère. Visite à l’Ambassade de France. L’Ambassade va bientôt se transporter à Thérapia où le yacht ira aussi s’embosser, car l’été est chaud dans Péra et Stamboul et l’on va chercher la fraîcheur sur le haut Bosphore.
Source : Wikisource

Camille Allard Souvenirs d'Orient. Les Échelles du Levant… (1864)

Galata étale au soleil
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dans une boue infecte ses rues étroites et ses cabanes de bois. Péra s'élève sur la hauteur et est exclusivement habitée par des chrétiens : c'est la ville européenne, où sont réunis les palais des ambassadeurs et les maisons des négociants de toutes les nations. Les rues de Péra offrent toutes les ombres des rues de Stamboul et non les lumières ; le pittoresque y fait presque complétement défaut. La foule qui s'agite dans la grande rue de Péra est la plus mêlée du monde ; les habits noirs y sont trop nombreux pour qu'on puisse s'y croire encore en Orient.
Source : Gallica

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