Résumé

Ernest Grandidier Voyage dans l'Amérique du Sud, Pérou et Bolivie… (1861)

Reprenons maintenant le récit de notre voyage et rentrons au Pérou. Depuis le col du Tacora jusqu'à Tacna on descend toujours ; la pente très-rapide d'abord s'adoucit à mesure que l'on gagne la plaine. Pendant dix lieues environ, on chemine dans une quebrada entre deux cerros de sable, et la chaleur est tellement forte par le soleil, que le voyageur est presque suffoqué. De rares cactus se dressent de loin en loin ; un petit ruisseau arrose le fond du ravin, son lit est de chaque côté entouré de verdure, le maïs et la luzerne croissent sur ses bords.
Source : Gallica

Ernest Grandidier Voyage dans l'Amérique du Sud, Pérou et Bolivie… (1861)

Les coqs de roche, les perroquets, les oiseaux-mouches, l'oiseau des sept couleurs, tous les volatiles au brillant plumage abondent dans la vallée de Santa Ana ; nous observions avec ravissement toutes ces merveilles et toutes ces richesses que l'on ne voit que sous les tropiques.
La vallée de Santa Ana, arrosée par l'Urubamba, est, avec la vallée de Huanuco et celle de Marcapata, le centre de la production de la coca au Pérou, depuis la destruction par les sauvages des riches cocales de Paucartambo.
Source : Gallica

Ernest Grandidier Voyage dans l'Amérique du Sud, Pérou et Bolivie… (1861)

L'aspect de cette partie du Pérou est triste et désolé; loin d'être un Eldorado, comme nous nous le figurons en Europe, c'est plutôt un désert parsemé de quelques oasis. Un cours d'eau vient-il parfois animer le paysage et porter dans ces sables brûlants la fraîcheur et la vie, on voit alors la verdure et la végétation se presser sur la rive, et l'homme mettre à profit cette source vitale pour ses travaux de culture; mais tout le terrain non arrosé reste frappé de stérilité. Quelques vallées privilégiées doivent à de petites rivières leur abondance et leur fertilité.
Source : Gallica

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