Jean-François de La Harpe,
Abrégé de l’histoire générale des voyages…
“ On foule la terre aux pieds sans la voir ; elle est si couverte d’herbes touffues, de plantes, de lianes et de broussailles, qu’il faudrait un long travail pour en découvrir l’espace d’un pied. Au-dessous de Borja, et quatre à cinq cents lieues plus loin en descendant le fleuve, une pierre, un simple caillou est aussi rare qu’un diamant : les sauvages de ces contrées n’en ont pas même l’idée. C’est un spectacle divertissant que l’admiration de ceux qui vont à Borja, lorsqu’ils en rencontrent pour la première fois. ”
