Anonyme, Les Fouteries chantantes
“ Que dire à cela ? J’ai sucé l’apprentissage ; Encor celui-là. Dans mon con rempli de charmes, Je vis autrefois D’un vit répandre les larmes, Par le cher d’Artois, Et lors, en digne bougresse, Que dire à cela ? ”
L'or, élément chimique de symbole Au et de numéro atomique 79, est un métal précieux, noble et réputé pour sa résistance à la corrosion. Historiquement, il a symbolisé la richesse et la puissance, influençant l'économie, l'art et la religion.
Des auteurs comme Victor Hugo, Jules Verne ou Lao Zi ont exploré ses dimensions symboliques et matérielle, intégrant son rôle dans les sociétés anciennes et modernes. Les textes révèlent une fascination pour ses caractéristiques physiques, son usage monétaire et ses connotations spirituelles, illustrant une réflexion diversifiée sur ce métal unique.
Anonyme, Les Fouteries chantantes
“ Que dire à cela ? J’ai sucé l’apprentissage ; Encor celui-là. Dans mon con rempli de charmes, Je vis autrefois D’un vit répandre les larmes, Par le cher d’Artois, Et lors, en digne bougresse, Que dire à cela ? ”
Philippe de Massa,
Sonnets
(1899)
“ Et vous, Madame, dont cette fleur est l'emblème, Comment douteriez-vous du jugement suprême Qui ressort sans appel de cet égrènement? S'il vous plaît de savoir comment chacun vous aime, Interrogez ! L'arrêt sera toujours le même : Non pas un peu, beaucoup, mais passionnément. ”
“ ECOUTEZ donc, Job, mes paroles, et soyez attentif à tous mes discours. 2 J’ai ouvert ma bouche, afin que ma langue vous fasse entendre distinctement les paroles qu’elle aura formées. 3 Mes discours sortiront de la simplicité de mon cœur, et mes lèvres ne prononceront que la pure vérité. 4 C’est l’Esprit de Dieu qui m’a créé, et c’est le souffle du Tout-Puissant qui m’a donné la vie. ”
Jacques Cazotte,
Le diable amoureux
“ « Que prétends-tu toi-même, téméraire, en te montrant sous cette forme hideuse ? ”
Claude Anet,
Ariane, jeune fille russe
(1921)
“ La question la plus embrouillée devenait claire lorsqu’elle la traitait ; le sujet le plus confus semblait facile. ”
“ C’est le nouvel élu, faites grands les passages ! Écrasez-nous, coursiers ; qu’importe ? Ici les sages Sont les heureux mortels qui vont, galonnés d’or, De la boue au soleil, en un superbe essor ! Les sages, ce sont ceux dont l’orgueil nous écrase ! Ceux que l’amour du lucre ou des grandeurs embrase ! Ceux qui, pour s’agrandir, nous mettent sous les pieds ! ”
“ Renoncez à l’orgueil et à la multitude de vos désirs ; dépouillez-vous de ces dehors brillants et des vues ambitieuses qui vous occupent. Cela ne vous servirait de rien. Voilà tout ce que je puis vous dire. ”
Jules Verne,
Cinq Semaines en ballon
(1863)
“ Le plus sûr, voyez-vous, c’est encore d’accepter les choses comme elles se présentent. ”
Marie de ***, Fables de Mlle Marie de *** (1845)
“ Apprends-moi qui te les inspire, Qui donne des accents à ta flexible lyre! -C'est, lui répond l'oiseau, le Seigneur tout-puissant. Celui qui d'un seul mot tira tout du néant; A ses perfections l'univers rend hommage. Le monde entier est son ouvrage. Homme ! vous devriez constamment le servir. Car s'il vous fit un cœur, ce fut pour le bénir. L'athée est interdit, puis, rentrant en lui-même, Reconnaît son erreur. Quand l'univers prouve l'Etre suprême, De celui qui l'ignore, ah! plaignons le malheur! ”
Émile Zola,
Thérèse Raquin
(1883)
“ Je lui plais, j'en suis certain ; alors pourquoi pas moi plutôt qu'un autre. ”
Gabriel de Guilleragues, Lettres portugaises traduites en français (1669)
“ Ce fut hier l’excès de votre emportement qui fit naître tous mes soupçons. Vous me sembliez hors de vous, et je vous cherchois à travers de tout ce que vous paroissiez. O Dieu ! que serois-je devenue si j’avois pu vous convaincre de dissimulations ? ”
Jean Claude Léonard Poisle Desgranges, Ambigu lyrique
“ Plus d’un quadrille, au beau pays de France, Agit comme eux et garde le tacet. BIENHEUREUX LES PAUVRES D’ESPRIT AIR : Un ancien proverbe nous dit. Un sot, sans trop savoir comment, Sur tout porte son jugement ; Il critique talents, mérite, Et trouve un plus sot qui l’imite. Auteurs, dites d’un air contrit : BIENHEUREUX LES PAUVRES D’ESPRIT. Par qui sont jugés les savants ? ”
Élie Berthet,
Le Nid de cigognes
“ Sans votre attachement pour un proscrit qui traîne partout après lui la douleur et l’infortune, vous seriez encore sur la terre... belle et souriante, vous commanderiez encore le respect et l’affection. ”
“ Dans chaque littérature, la première question à se poser est : Que cache-t-on de l’homme ? (La question : que montre-t-on ? a relativement moins d’importance.) ”
“ Et ne pas deviner votre Verbe voilé ? Qui ne sent pas, courbé sous ses douleurs profondes, L’invincible besoin de prendre son essor, Pour vous chercher partout dans ces étranges mondes Que vous avez semés comme des sables d’or ? ”
Jean Gilbert Victor Fialin Persigny, Lettre de Rome, par le duc de Persigny (1865)
“ Quels que soient, d'ailleurs, leur esprit, le 'charme de leur conversation et les qualités qui distinguent plusieurs d'entre eux, on sent que la passion, l'ignorance et les préjugés ont mis comme un voile entre eux et le monde réel. ”
Victor Hugo,
Le Dernier Jour d'un Condamné
(1829)
“ On m’a monté ici. J’ai demandé qu’on me laissât écrire mes dernières volontés. Ils m’ont délié les mains, mais la corde est ici, toute prête, et le reste est en bas. ”
Barthélemy Théophile, Les Sylvies, poésies diverses, par Barthélemy Théophile (1844)
“ Et détournant mes yeux d'un fascinant abime, Je connais ma faiblesse et je sais ignorer ; Je mesure un essor qui pourrait m'égarer, Satisfait du rayon qui me luit et m'éclaire, Et librement soumis à la fois tutélaire, Qui contente le mieux ma raison et mon cœur. ”
Gaston Leroux,
Le Mystère de la chambre jaune
(1907)
“ Quelles furent mes pensées alors ? Avais-je le temps d’avoir des pensées ? ”
Alexandre Dumas,
La Reine Margot
(1845)
“ On n’avait pas encore dit en vers : j’ai ri, me voilà désarmé ; mais cela s’était déjà beaucoup dit en prose. ”
G. Sabatié, Copie d'une lettre adressée par le Miss… (1866)
“ Veuillez supporter jusqu'à la fin la lecture de ma lettre, et sans la communiquer à ceux qui pourraient en dénaturer le sens, réfléchissez-y mûrement, mon cher Monsieur, et peut-être serons-nous plus prêts de nous entendre sur une question où il semble qu'il y ait un infini entre nous. ”
Bernard Campan,
L'Ignorant. 6e satire. Juin 1850…
(1850)
“ «Il ne vous suffit pas d'adorer le Très-Haut; «Ne croyez pas du tout, ou croyez comme il faut.» — Plus vous argumentez, moins je puis vous entendre. Vous n'expliquerez pas ce qu'on ne peut comprendre. ”
Michel Chevalier,
Revue des Deux Mondes
“ Ménage les intérêts des autres, et l’on fera cas de tes discours. Si tu évites, ô mon fils, de rapporter des contes, de répéter des plaisanteries, tu éviteras de mentir et de semer la discorde, ce qui est un sujet de confusion pour celui qui le fait. ”
Adelbert von Chamisso,
L’Homme qui a perdu son ombre
(1822)
“ Mais, oserai-je vous demander, Monsieur, ce que c’est que votre âme ? l’avez-vous jamais vue ? et que comptez-vous en faire quand vous serez mort ? ”
François de Sales,
Introduction à la vie dévote
(1619)
“ Que votre langage soit doux, franc, sincère, rond, naïf et fidèle. Gardez-vous des duplicités, artifices et feintises ; bien qu’il ne soit pas bon de dire toujours toutes sortes de vérités, si n’est-il jamais permis de contrevenir à la vérité. ”
Jacques Noël, Les beautés du plain-chant romain… (1874)
“ Modulations naturelles Qui mettent toujours l'unité Dans ces périodes si belles Par leur sainte variété. Mais comme à ces accents va bien la poésie Des mots de pénitence en ces vers employés ! Ainsi que son plain-chant elle n'est point hardie Et Dieu choisit les cœurs contrits, humiliés : Exaucez, 0 bon père, Nos vœux avec nos pleurs!. Votre vue est trop claire Pour vous cacher nos cœurs ; Nous confessons l'offense ; Mais vous savez si bien Le faible ou l'ignorance De l'homme sans soutien Que nous osons nous croire Déjà mieux avec vous ; Pardonnnez : c'est la gloire De votre nom si doux! ”
Lewis Carroll,
Alice au pays des merveilles
(1865)
“ « Dites-moi d’abord qui je suis, et, s’il me plaît d’être cette personne-là, j’irai vous trouver ; ”
Victor Hugo,
Les Contemplations
“ Nos vœux, nos passions que notre orgueil encense, Et notre petitesse, ivre de sa puissance ; Et, bouffis d’ignorance ou gonflés de venin, Notre prunelle éclate et dit : Je suis ce nain ! Nous avons dans nos yeux notre moi misérable. ”
“ Ne parle pas aux oreilles de l’insensé, car il méprisera la sagesse de tes discours. Ne déplace pas la borne antique, et n’entre pas dans le champ des orphelins. Car leur vengeur est puissant : il défendra leur cause contre toi. Applique ton cœur à l’instruction, et tes oreilles aux paroles de la science. N’épargne pas la correction à l’enfant ; si tu le frappes de la verge, il ne mourra point. Tu le frappes de la verge, et tu délivres son âme du schéol. Mon fils, si ton cœur est sage, mon cœur, à moi aussi, sera dans la joie. ”
Antoine Oudin, Dictionnaire historique de l'ancien langage françois… (1875-1882)
“ La simple appréhension de l'idée des choses, est le moyen par lequel on les comprend en s'occupant de l'idée qu'on en a prise, le moyen de les connoitre et d'en juger. De là, les acceptions appréhender, comprendre, connoitre, évaluer, juger, etc. (Monet, Dict. — Voy. APPRÉHENDRE.) Enfin le verbe appréhender, dans le sens de craindre, désignoit et désigne encore l'effet d'une connoissance anticipée, de cette prévoyance inquiète avec laquelle on juge les choses d'après l'idée fâcheuse qu'on en prend, avant même qu'elles se réalisent. ”
Henri-François d' Aguesseau, Discours de M. le chancelier d'Aguesseau… (1819)
“ L'austérité des moeurs, la sévérité du discours, l'exacte rigueur du raisonnement, faisaient admirer le philosophe : la douceur d'esprit ou naturelle ou étudiée, les charmes de la parole, le talent de l'insinuation, faisaient aimer l'orateur. ”
Henri Bois, Le sentiment religieux (1900)
“ Oui, Messieurs, par une constante tension morale de votre vouloir, transformez en sentiment, transformez en tendance immanente et profonde de votre être, toutes les connaissances que vous pouvez acquérir. ”
Victor Giraud , Revue des Deux Mondes
“ Logique, ironie, éloquence, poésie, mépris, colère, pitié, tendresse, il prend tous les tons ; toutes les formes de la pensée, toutes les nuances du sentiment, il les exprime avec une aisance, avec une justesse et avec une force qui tiennent véritablement du prodige. ”
Édouard Montpetit,
Le front contre la vitre
“ Un vers qui plaît, une citation qui éveille un mouvement, le reflet d’un caractère ou la couleur d’un horizon, un incident banal qui prend la force d’un argument, un aveu ou un espoir, même les contractions de la souffrance, tous les mouvements de l’intelligence devant la vie, s’ordonnent et demeurent. ”
Ernst Theodor Amadeus Hoffmann,
Contes fantastiques d’Hoffmann
“ Mon digne et honorable ami, l’interrompis-je, tu viens d’émettre sur notre idiôme une pensée très-profonde, et je vois bien que tu n’as pas moins d’intelligence que d’âme, ce qui arrive fort rarement. ”
“ Le livre d’en haut dit : — Qui que tu sois, qui sommes « L’Etre de s’expliquer et le sphynx d’être clair, « Qui que tu sois qui veux saisir l’eau, tenir l’air, « Donner à la nuée une forme, et qui plonges, « Avec ta nasse, bonne à la pêche des songes, « Dans le sinistre abîme où flotte ce mot : Dieu ; « Qui que tu sois, qui viens forcer l’ombre à l’aveu, « Tâter la certitude avec ta main peu sûre, « Au temple sidéral adosser ta masure, « Et désigner à l’Etre un texte, un nombre, un lieu ; « Homme, qui que tu sois, qui viens faire du feu « Sous la foudre, allumer ta lampe sous l’étoile, ”
Alain,
Lettres au docteur Henri Mondor au sujet du cœur et de l’esprit
“ Dont nous voyons, et vous surtout, une sorte d’imitation inférieure, mais encore humaine, dans ces souffrances en partie imaginaires, si bien prévues et attendues, on oserait dire désirées, et qui portent en ce sens la marque de l’esprit. ”
Victor Hugo,
Les Quatre Vents de l’esprit
“ Qui vient vers l’homme avec un message de Dieu, Et qui fait frissonner l’ombre, blêmir la roche, Fuir l’orfraie et hurler les loups, à son approche. Oui, le grand éden libre avec ses songes fous, Qui, l’énorme avenir de lumière pour tous Qui vous rougit le ciel, rois, et qui nous le dore, Qui vous semble fournaise et qui nous semble aurore, Nous l’aurons. Nous l’avons ! car c’est déjà l’avoir, C’est déjà le tenir presque, que de le voir. ”
Jean-Jacques Courtaud-Diverneresse, Cours élémentaire de rhétorique… (1872)
“ Manier, avec art, passion et figure, Jusque dans ses transports, écouter la nature, fare subtil et pur, puis vif et véhément, Tantôt être concis et tantôt plus coulant; Plaire, instruire, toucher, voilà la Rhétorique. ”
Jacques Boileau,
De l’abus des nudités de gorge
(1675)
“ Sçachez que cette beauté que l’on vous présente, si vous la regardez avec attention, salira votre ame et la rendra difforme ; ne croyez pas au raport que vous en font les yeux, mais croyez ce que vous en disent la raison et la foy, et appréhendez de vous perdre par où plusieurs personnes plus sages que vous se sont perdues. ”
Pierre Corneille,
Le Cid
(1637)
“ Tu t’es, en m’offensant, montré digne de moi ; Je me dois, par ta mort, montrer digne de toi. ”
Léonce Dupont,
Le uatrième Napoléon
(1874)
“ Et maintenant, Seigneur venez prendre possession de cette jeune âme, si précieuse à tant de titres. Elle croit en vous, ô vérité infaillible ! mais augmentez sa foi. Elle vous adore, ô perfection absolue ! ”
“ Vous le savez encore un tout petit peu. Prêtez l’oreille, au dessous de votre grandeur d’âme. Vous entendrez. ”
Théodore Lorin, Fables (1850)
“ Mais je ne puis souffrir qu'un bavard orateur Qui ne sait ce que c'est que combats et valeur, Vienne de vains propos fatiguer nos oreilles.* Si vous voulez toucher nos cœurs, Apôtres éloquents de la philosophie, Croyez-moi, confirmez vos discours sur les mœurs Par l'exemple de votre vie. ”
Pons-Augustin Alletz, Dictionnaire des richesses de la langue françoise (1770)
“ Or si dans ces mêmes Ouvrages les gens qui parlent bien, trouvent des termes qui leur paroissent d’une signification nouvelle, qui aient un air d’ancienneté, de familiarité, d’indécence, ils ne pourront les supporter. ”
Victor Hugo,
Les Contemplations
“ Le mot, le terme, type on ne sait d’où venu, Face de l’invisible, aspect de l’inconnu ; Créé, par qui ? forgé, par qui ? jailli de l’ombre ; Montant et descendant dans notre tête sombre, Trouvant toujours le sens comme l’eau le niveau ; Formule des lueurs flottantes du cerveau. Oui, vous tous, comprenez que les mots sont des choses. Ils roulent pêle-mêle au gouffre obscur des proses, Ou font gronder le vers, orageuse forêt. ”
Théophile Gautier,
Romans et contes
“ Penchez-vous sur cette coupe et pensez fixement à la personne que vous désirez faire apparaître ; vivante ou morte, lointaine ou rapprochée, elle viendra à votre appel, du bout du monde ou des profondeurs de l’histoire. ”
George Sand,
Revue des Deux Mondes
(1865)
“ Exorbitants en tout, en pensées, en images, en convictions, en émotions, en passion, en foi, quel que soit le côté de votre moi auquel ils s’adressent, ils le gênent. Votre intelligence, ils la dépassent ”
Claude-Prosper Jolyot de Crébillon,
Le Sopha (1742)
“ « Je m’occupai alors à détailler tous les charmes qu’il me restait encore à examiner, et à revenir sur ceux que j’avais déjà parcourus. ”
Friedrich Nietzsche,
Ainsi parlait Zarathoustra
(1891)
“ L’air léger et pur, le danger proche et l’esprit plein d’une joyeuse méchanceté : tout cela s’accorde bien. ”
