Marie de ***

Résumé

Marie de *** Fables de Mlle Marie de *** (1845)

Apprends-moi qui te les inspire, Qui donne des accents à ta flexible lyre!
-C'est, lui répond l'oiseau, le Seigneur tout-puissant.
Celui qui d'un seul mot tira tout du néant; A ses perfections l'univers rend hommage.
Le monde entier est son ouvrage.
Homme ! vous devriez constamment le servir.
Car s'il vous fit un cœur, ce fut pour le bénir.
L'athée est interdit, puis, rentrant en lui-même, Reconnaît son erreur.
Quand l'univers prouve l'Etre suprême, De celui qui l'ignore, ah! plaignons le malheur!
Source : Gallica

Marie de *** Fables de Mlle Marie de *** (1845)

Un philosophe, ou plutôt un athée, Seul avec les remords de son âme agitée, Qui prétendait nous découvrir Qu'au néant tout doit aboutir, Contemplait les beautés que contient la nature.
L'astre des nuits, calme et silencieux, Se reflétait alors dans l'onde pure ; Du rossignol le chant mélodieux
Semblait du Créateur proclamer l'existence Et bénir à la fois sa bonté, sa puissance.
Le philosophe, ému par les chants de l'oiseau : Raison, dit-il, ton seul flambeau Ne saurait me faire comprendre Comment le pur hasard aurait formé les sons Que mon oreille vient d'entendre.
Source : Gallica

Marie de *** Fables de Mlle Marie de *** (1845)

Que le concert mélodieux Du rossignol enchante, Se mêlent au lilas la rose et l'amarante.
La vigilante abeille y fixe son séjour: Elle y recueille chaque jour.
Sur le tendre calice
De la fleur d'oranger, de l'œillet, du narcisse, Un suc utile et bienfaisant.
La guêpe au long corsage, Alors passant, Avec aigreur lui dit : Quel est cet étalage ?
Et pourquoi donc, ma sœur, Travailler avec tant d'ardeur?
Vous habitez une cellule
Qui n'est qu'un piège des humains; C'est être dupe et bien crédule.
Source : Gallica

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