Achille Segard, Hymnes profanes
“ Puisque le cœur est saoûl jusqu’à la lassitude De ces essais d’amour toujours désabusé, Puisque ce rêve est fou, cet espoir insensé, Jeune homme, élève-toi jusqu’à la Solitude ! J’ai cherché trop longtemps un cœur qui me comprenne Et qui m’aime ! Je suis allé, pauvre amoureux, Glaner des baisers faux, mornes ou doucereux, Et j’ai traîné mon rêve où notre corps se traîne, Que j’ai souffert de ces amours sans lendemain ! J’ai marché dans la vie avec inquiétude, Implorant l’âme-sœur et la cherchant en vain, Je n’ai trouvé la paix que dans la Solitude ! ”
