Le crépuscule, moment intermédiaire entre le jour et la nuit, a fasciné les esprits depuis des siècles. Charles Baudelaire le relie à la folie, tandis qu’Auguste Gilbert de Voisins le personnalise comme un fugitif tremblant face à l’obscurité. Dans un contexte guerrier, E. Herscher le dépeint comme une « suée d’agonie », et A. d’Assier le situe dans la chasse nocturne.
Henri de Régnier y voit une métaphore de la tristesse, et Tancrède Martel en fait un décor où l’impossible idéal s’affirme. De l’analyse scientifique d’Adolphe Franck à la poésie figurative de René Crevel, en passant par les réflexions intimes de Francis Kriesel, le crépuscule apparaît comme un reflet des tensions humaines et des passages naturels.