Avesnes, Contes pour lire au crépuscule
“ Emballé, Latullère criait : « C’est tout de même épatant, la marine ! »Rabateau réussit enfin à les emmener au carré prendre un peu de nourriture et de repos.Lefort, lui, n’avait pas faim. Le sang battait ses artères à les rompre. Il vibrait alternativement d’une grande joie et d’une grande tristesse : les hommes lui avaient montré ce qu’ils valaient dans un sens et dans l’autre.La nuit tombée apportait la fraîcheur à ses tempes.La lune se levait sur le désert, avec son enflure de visage mort, sa lueur douce d’énorme lampe.Oui, les hommes se reprenaient. ”
