La naïveté, souvent liée à l'innocence et à la sincérité, désigne une forme d'ignorance non dévalorisante, source de charme ou de profondeur émotionnelle. Dès le XIXe siècle, des auteurs comme Eugène Fromentin la perçoivent comme un refuge de l'âme face à la complexité du monde, tandis qu'André Beaunier souligne son rôle dans l'émotion authentique.
Mario Uchard, lui, la valorise comme une qualité innée, opposée à la « sagesse menteuse ». Ces approches, allant de la candeur à la réflexion philosophique, révèlent une tension entre pureté et vécu, thème central dans les œuvres liées à la simplicité, à la nature ou à la grâce.