Louis-Sébastien Mercier

Élements biographiques

Portrait de Louis-Sébastien Mercier Louis-Sébastien Mercier,  Le nouveau Paris (1798)

“ Je suis donc fondé à dire qu’il ne faut point chercher les causes de la Révolution dans des faits éloignés. Ce fut la vue des canons et tout cet appareil de guerre, ce fut un coup de sabre sur la tête chauve d’un vieillard, ce fut l’heureuse impertinence du prince de pénétrer dans les Tuileries, un jour de dimanche, et de les violer à la tête de sa troupe à cheval, qui fut comme le signal du désespoir et qui électrisa toutes les têtes au point qu’une pareille commotion étonna jusqu’à ceux qu’elle emporta. ”
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Portrait de Louis-Sébastien Mercier Louis-Sébastien Mercier,  Néologie, ou Vocabulaire de mots nouveaux

“ Il n’y a personne qui ne soit charmé de vouloir se rendre raison à lui-même du plaisir que lui donne une expression qui le frappe, un tour original, un trait inattendu ; notre imagination aime qu’on lui parle d’une manière neuve, parce qu’elle est douée elle-même d’une grande vivacité pour tout ce qui porte ce caractère. Or on peut être audacieux dans l’expression, tout en révérant la langue. La Néologie peut se marier à la plus grande clarté. ”
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Portrait de Louis-Sébastien Mercier Louis-Sébastien Mercier,  Le nouveau Paris (1798)

“ Ligueurs imbéciles ! vous n’aviez pas compté sur tant de fermeté de la part des habitants de cette ville ; vous aviez cru, dans la haute présomption de vos projets ambitieux, que tout Paris s’ébranlerait à vos cris, marcherait à vos ordres, et sacrifierait à vos plaisirs, liberté, propriétés, repos, espérance, tout, jusqu’à la vie. C’est en vain que vous publiez que la Convention fait tirer sur le peuple : le peuple, tant de fois trompé par vos manœuvres royales, veut voir, veut entendre avant que d’agir. ”
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