Louis-Sébastien Mercier,
Le nouveau Paris
(1798)
“ Je suis donc fondé à dire qu’il ne faut point chercher les causes de la Révolution dans des faits éloignés. Ce fut la vue des canons et tout cet appareil de guerre, ce fut un coup de sabre sur la tête chauve d’un vieillard, ce fut l’heureuse impertinence du prince de pénétrer dans les Tuileries, un jour de dimanche, et de les violer à la tête de sa troupe à cheval, qui fut comme le signal du désespoir et qui électrisa toutes les têtes au point qu’une pareille commotion étonna jusqu’à ceux qu’elle emporta. ”

