Louis-Sébastien Mercier,
Le nouveau Paris
(1798)
“ Tous les joueurs de violon sont retenus trois semaines à l’avance ; ils gagnent d’autant plus d’argent qu’ils vont longtemps. Aller longtemps ; voilà le mérite par excellence ; il faut aller toute une nuit, et que le poignet soit infatigable. Comment le violon a-t-il prévalu ? Je ne sais pourquoi ; mais il est couru, ce ménétrier, pourvu qu’il sache tenir l’archet jusqu’à quatre heures du matin ; et c’est là le fort du métier, que dis-je ? de l’art ! Le ménétrier enfin doit être fort du poignet, du bras, faire vibrer la corde ! ”
