François Bournand,
La Terreur à Paris
(1891)
“ Tout en disant cela, il buvait un verre d'une fine eau-de-vie, une eau-de-vie d'aristocrate, que Méot vendait 60 francs la bouteille, probablement parce qu'elle provenait du pillage des caves de Chantilly. Comme cette liqueur aristocratique répandait dans les veines de Barère une saine et douce chaleur, il devenait aimable et confiant: « Il faudrait brûler toutes les bibliothèques. Il ne sera besoin, dans l'avenir, que de l'histoire de la Révolution et de ses lois; s'il n'y avait pas sur la terre, à des époques répétées de grands incendies, elle ne serait plus bientôt qu'un monde de papier. » ”
