Robespierre

Définition et enjeux

Portrait de Astolphe de Custine Astolphe de Custine,  La Russie en 1839

“ Robespierre, c’est l’envie devenue toute-puissante. Cette envie souveraine nourrie des humiliations méritées que cet homme avait souffertes dans l’ancienne société, lui avait fait concevoir l’idée d’une vengeance si atroce que la bassesse de son âme et la dureté de son cœur suffisent à peine à nous faire comprendre comment il a pu la réaliser. Soumettre une nation à des opérations mathématiques, appliquer l’algèbre aux passions politiques, écrire avec du sang, chiffrer avec des têtes : voilà ce que la France a laissé faire à Robespierre. ”
Source : Wikisource

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine,  Histoire des Girondins (1847)

“ On se demande, disaient-ils, pourquoi tant de femmes à la suite de Robespierre, chez lui, à la tribune des Jacobins, aux Cordeliers, à la Convention ? – C'est que la Révolution française est une religion et que Robespierre veut faire une secte. C'est une espèce de prêtres qui a ses dévots, ses Maries, ses Madeleines, comme le Christ. Toute sa puissance est en quenouille. Robespierre prêche, Robespierre censure ; il est furieux, grave, mélancolique, exalté à froid, suivi dans ses pensées et dans sa conduite. Il tonne contre les riches et les grands. ”
Source : Gallica

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