duchesse d' Laure Junot Abrantès, Histoire des salons de Paris (Tome 2…
“ Pétion, cet homme que les uns appellent traître, et les autres, l'ami du peuple et de la France: ces divers jugements ne sont pas étonnants dans un temps de révolution, où les hommes impressionnés ne voient que leurs intérêts, plus ou moins vivement froissés. Pétion n'était pas un traître; il a pu errer: hélas! qui n'a pas manqué de guide dans cette route périlleuse qui traversait la Révolution? Pétion avait une extrême bonhomie, et sa physionomie révélait cette bonhomie: le naturel et la perfidie vont mal ensemble, et pour moi c'est déjà une garantie pour juger Pétion. ”
