George Sand,
Mademoiselle Merquem
(1868)
“ À présent, le temps de l’espérance est passé. Je sais que l’amour ne parlera point au cœur de Célie ; que ses sens, s’ils se sont jamais éveillés, ont été condamnés au silence par une volonté exceptionnelle ; que toute sa vie a été sans défaillance, sans l’ombre d’une tache, enfin que personne n’a été et ne sera plus heureux que moi. C’est le secret de mon courage et le mot de ma résignation sans amertume. C’est ma consolation secrète et le lien de notre inaltérable amitié. Est-ce cela que Célie m’avait promis comme la plus grande preuve possible de reconnaissance et de dévouement ? ”
