David Hume,
Les Quatre Philosophes
“ Mais déjà je lis mon pardon dans ses yeux ; mon arrivée la comble d’une joie si vive, que toutes les pensées chagrines s’évanouissent, le plaisir les absorbe, tout est confondu dans l’ivresse de nos transports. Où trouverai-je, ma Célie, ma divine Célie, des expressions assez fortes pour te peindre toute ma tendresse, pour t’exprimer ce désordre, ces mouvemens impétueux, que la présence produit dans un cœur qui brûle pour toi ? Le langage ordinaire est trop foible ; il n’y a que l’union de nos sentimens, la conformité de notre ardeur, qui puisse te donner l’idée de ce que je sens. ”
