Claude-Antoine Thiery

Résumé

Claude-Antoine Thiery Éloge de Jean-Jacques Rousseau… (1791)

Quand dans le silence des passions, on ne trouve que son coeur entre la nature et soi ; quand le soir d'un beau jour, à l'aspect d'un vaste et riche horizon , qui semble déployer à nos regards l'univers et sa magnificence , on se sent disposé à l'attendrissement et qu'on éprouve le besoin d'admirer et d'aimer; c'est alors qu'il faut lire Rousseau; lequel de ses écrits , n'importe : tous respirent le même charme ; dans tous il nous attache , il nous intéresse, il nous élève : dans tous , il nous entretient de nos penchans, de nos plaisirs
Source : Gallica

Claude-Antoine Thiery Éloge de Jean-Jacques Rousseau… (1791)

Rousseau fut vertueux, et il le fut jusqu'à l'héroïsme. Cette passion sublime avive constamment son esprit et console son ame : dès qu'il peut s'y livrer , il semble respirer un air nouveau, dont tous ses organes exhalent la fraîcheur. On peut feindre un moment des transports - que l'on n'éprouve pas ; mais certes , il seroit impossible de consacrer à l'imposture , une vie entière qui se reproduit en quelque sorte, et se multiplie dans une foule d'écrits. Toutes les actions de Rousseau , toutes les pages de ses livres , ont la même empreinte et le même caractère.
Source : Gallica

Claude-Antoine Thiery Éloge de Jean-Jacques Rousseau… (1791)

Où donc cette femme si douce, si tendre ; si foible même, quand elle avoit des paffions à combattre, a-t-elle puisé tant de forces, et ce courage sublime qui paroît l'élever au-dessus de l'humanité ? Elle vient de donner encore quelques instans à la nature, à l'amitié , à l'amour : et tout-à-coup elle semble revêtir une autre forme : elle voit, sans frémir , son existence se dissoudre.' La tombe est ouverte ; elle retient, elle console ceux qui la perdent, ceux qu'elle a chéris toute sa vie, qu'elle aime encore ; et quelle femme aima comme Julie !
Source : Gallica

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