André Gide,
Le Prométhée mal enchaîné
“ Hélas ! je vois, Messieurs, que je vous ennuie ; certains bâillent. Je pourrais, il est vrai, placer ici quelques plaisanteries ; mais vous les sentiriez factices ; j’ai l’esprit irrémédiablement sérieux. — Je préfère laisser circuler quelques photographies libertines ; elles feront tenir tranquilles ceux que mes paroles ennuient ; ce qui me permettra de continuer. Prométhée but une gorgée d’eau. L’aigle fit en pirouettant trois fois le tour de Prométhée, puis salua. Prométhée reprit : SUITE DU DISCOURS DE PROMÉTHÉE — Messieurs, je n’ai pas toujours connu mon aigle. ”
