“ Que l’un meure, que l’autre vive, soit ! Et que Zeus décide, comme il est juste, et selon sa volonté, entre les Troiens et les Danaens. Ayant ainsi parlé, elle fit retourner les chevaux aux sabots massifs, et les Heures dételèrent les chevaux aux belles crinières et les attachèrent aux crèches divines, et appuyèrent le char contre le mur éclatant. Et les Déesses, le cœur triste, s’assirent sur des siéges d’or au milieu des autres Dieux. Et le Père Zeus poussa du haut de l’Ida, vers l’Olympos, son char aux belles roues et ses chevaux, et il parvint aux siéges des Dieux. ”
Zeus
Définition et enjeux
Zeus, dieu suprême de la mythologie grecque, incarne la puissance cosmique et la justice divine. À travers les œuvres de Homère, qui le présente comme arbitre des destins humains dans l'Iliade et l'Odyssée, ou d'Hésiode, qui dépeint sa souveraineté sur le monde dans La Théogonie, le personnage évolue entre figure auguste et force capricieuse.
Leconte de Lisle, quant à lui, célèbre sa majesté dans des vers lyriques, tandis qu'Eschyle explore ses rapports avec les mortels dans ses tragédies. Ces approches, alliant récits épiques, réflexions philosophiques et poésie, révèlent une diversité d'interprétations qui traversent les siècles, illustrant la pérennité du mythe dans la culture occidentale.
Citations sur “Zeus”
Leconte de Lisle,
Poèmes antiques
“ Salut, Zeus, roi du feu, sous qui le ciel palpite, Dont le courroux subtil gronde et se précipite, Ô Zeus au noir sourcil, éclatant voyageur, Salut, fils de Khronos ! salut, ô dieu vengeur ! LE CHŒUR. Il chante. — En son repos, la mer aux flots mobiles D’un concert moins sublime émeut ses bords charmés Les héros suspendus à ses lèvres habiles Ont délaissé la coupe et les mets parfumés. Cédant aux voluptés de leur joie infinie, Tels, oubliant la terre et l’encens des autels, Aux accents d’Apollon, les calmes Immortels S’abreuvent à longs traits d’une immense harmonie. ”
Leconte de Lisle,
Poèmes antiques
“ Mais Zeus a dissipé l’ombre vaine d’un jour ; Et de Pallas les mains paisibles Brisent les traits d’Éros, si longtemps invincibles : La sagesse a vaincu l’amour ! ANTISTROPHE. Dieux propices aux matelots, Sur les eaux de la mer soufflez, doux Éolides ; Poussez nos trirèmes rapides À travers l’étendue et l’écume des flots. Reviens, ô fils d’Atrée, au berceau de tes pères, Et poursuis l’heureux cours de tes destins prospères. La fille de Léda, reine aux cheveux dorés, Honneur d’Hellas que Zeus protège, Ô courageux époux, t’ouvre ses bras de neige Pour des embrassements sacrés ! ”
