Victor de Laprade,
Odes et Poèmes
“ Ni les bois, ni les mers, ni ma vierge divine, Ne m’ont rien révélé de la triste origine. Dieu garde ce secret ; mais, ô sainte Hermia ! Nature que mon cœur de parler supplia ! Ce que vous m’avez dit dans vos deuils, dans vos fêtes, Ce que vous m’avez dit même au fort des tempêtes, Ce que l’onde, et la feuille, et les oiseaux des bois, Et son cœur, me chantaient avec toutes leurs voix, Ce que je veux redire en paroles sans nombre, C’est qu’au sein du grand tout le mal n’est rien qu’une ombre, Qu’il sera par l’amour à jamais effacé. ”
