Ernest Serret, Les heures perdues (1866)
“ Ce n'est point assez, pour la paix d'un ménage, Que le rapport du bien sans le rapport de l'âge, Que le rapport du rang sans le rapport du cœur, Et c'est une harmonie enfin que le bonheur. Dans les bras d'un vieillard mettre une jeune fille, C'est à la nuit obscure unir le jour qui brille, Le printemps à l'hiver, et la vie à la mort; C'est livrer une fleur au vent glacé du nord ; C'est troubler à plaisir une claire fontaine ; C'est planter un rosier à l'ombre d'un grand chêne Qui, pour le protéger, s'étendant à l'entour, Prive le pauvre arbuste et de l'air et du jour. ”
