Hippolyte Buffenoir,
Les beaux jours de la vie : poésies complètes…
(1914)
“ D'avoir troublé si fort le repos qui t'est dû ! Mais pardonne à l'enfant attendri qui t'admire ; Pardonne, ô mon amie, et vois mon repentir ! Ton chagrin me dévore, et mon cœur se déchire, Tant l'écho du passé peut en lui retentir ! Je songe aux jours féconds où, m'envoyant des roses, Tu voulais égayer ma pâle ambition, Chasser de mon esprit les nuages moroses, Et lui communiquer ta chaude émotion. Tu remplissais de fleurs le logis du poète, Et tu lui prodiguais les soins les plus touchants : Tu voulais que sa vie entière fût en fête, Que nul souci ne vînt l'attrister dans ses chants. ”
