Résumé

Louis Mandin La caresse de Jouvence : l'aurore du soir (1927)

Au désert de l'hiver, vous ressemblez tant à mon cœur!
III. EPITAPHE
Tout traversé d'éclairs et tout noyé de songerie,
Calme, ardent et secret comme une nuit, chaude d'orage, Ce poète, le plus intérieur, le plus sauvage,
Des sages le plus fou, mais des fous aussi le plus sage, Dédaignant à la fin de lutter contre l'asphyxie,
S'est fermé dans la mort comme il fut fermé dans la vie, Et, pour t'ouvrir au jour, bouquet de gloire sans arome, Son idéal, le Beau, fleur des ombres ensevelies,
Travaille sous la taupe ainsi qu'autrefois sous les hommes.
Source : Gallica

Louis Mandin La caresse de Jouvence : l'aurore du soir (1927)

Qu'admiraient, souriant, les jeunes filles du printemps.
Et c'est vous que cherchaient, dans ma jeunesse solitaire, Mes vingt ans, mes trente ans,
Pour fuir dans votre cœur ma cage délétère Et pour y refleurir mon génie exaltant...
Et c'est vous qu'appelaient les sourds poèmes de l'esclave, Vous mon chaste tourment,
Vous mon fiévreux désir ! Déchiré, doux et grave, C'est vous dont je rêvais quand l'émerveillement Chantait la nuit d'amour dans la nuit déserte qui ment, Ah ! quand la solitude et l'émerveillement Chantaient et gémissaient, ô désespoir, enchantement !
Source : Gallica

Louis Mandin La caresse de Jouvence : l'aurore du soir (1927)

C'est le fourmillement d'innombrables baisers.
C'est une myriade, immense et douce, de baisers.
Et devant la nuit pâle et devant l'ombre austére,
Où l'automne m'attend, déjà froide comme un suaire, Tout s'imprègne d'un bon, réchauffant, suave mystère.
Car il est fait, ce jeune ciel divinisé,
Ouvrant ses fleurs de rêve et ses myriades grisées,
Il est tout entier composé Du sourire, ô pudeur ! que vous eûtes sous mon baiser.
III. LE RETOUR DANS LA NUIT D'AUTOMNE
Les étoiles dans la nuit
Dansent, dansent, dansent...
Mais ce n'est peut-être bien
Que mon cœur tout seul.
Source : Gallica

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