Louis Mandin, La caresse de Jouvence : l'aurore du soir (1927)
“ Au désert de l'hiver, vous ressemblez tant à mon cœur! III. EPITAPHE Tout traversé d'éclairs et tout noyé de songerie, Calme, ardent et secret comme une nuit, chaude d'orage, Ce poète, le plus intérieur, le plus sauvage, Des sages le plus fou, mais des fous aussi le plus sage, Dédaignant à la fin de lutter contre l'asphyxie, S'est fermé dans la mort comme il fut fermé dans la vie, Et, pour t'ouvrir au jour, bouquet de gloire sans arome, Son idéal, le Beau, fleur des ombres ensevelies, Travaille sous la taupe ainsi qu'autrefois sous les hommes. ”
