Armand Silvestre,
Les Renaissances/Lemerre, 1870
“ Comme un fleuve lacté, la lumière s’épanche Sur les coteaux légers que baigne son flot clair : — L’Aube sur les coteaux traîne sa robe blanche. Les grands arbres, sentant les oiseaux éveillés, Chuchotent dans la brise errante où s’évapore L’âme des derniers lis par la nuit effeuillés : — L’Aube sur la forêt pose son pied sonore. Sur l’herbe drue où court l’insecte familier Une gaze de longs fils d’argent s’est posée, Et la bruyère aiguë est pleine de rosée : — L’Aube sur les gazons égrène son collier. ”
