Résumé

Julien Combe Mémoires du colonel Combe sur les campagnes de Russie… (1896)

Leurs cris féroces, leur figure hideuse, leur costume même pouvaient intimider des jeunes gens qui, nouvellement arrivés à l'armée, sans instruction militaire, et par conséquent sans beaucoup de confiance dans leurs armes et dans leurs chevaux, ne se sentaient pas de force à lutter corps à corps avec de tels adversaires; en un mot, la déroute fut complète. La plaine, inondée de fuyards, devint le théâtre du massacre que faisaient les Cosaques, n'ayant qu'à percer de leur lance des hommes qui ne cherchaient même plus à se défendre et se laissaient tuer le sabre à l'épaule.
Source : Gallica

Julien Combe Mémoires du colonel Combe sur les campagnes de Russie… (1896)

Nous avions à notre gauche des lanciers polonais avec lesquels il y avait plaisir à combattre, quand ce n'eût été que pour admirer leur brillant courage et la fureur avec laquelle ils se précipitaient sur l'ennemi, partout où il se présentait et quelle que fût sa force.
Dans un mouvement de flanc que nous fîmes pour suivre les tirailleurs et ne pas rester inutilement exposés au feu du canon, lorsque mes yeux cherchaient à percer le nuage de fumée et de poussière qui nous entourait, je me sentis saisir la jambe par deux mains qui s'y cramponnaient avec une force extrême.
Source : Gallica

Julien Combe Mémoires du colonel Combe sur les campagnes de Russie… (1896)

La division se forma en colonne par brigades en avant d'un ravin qui traversait tout le champ de bataille, et au fond duquel coule un ruisseau.
A peine le soleil commençait à éclairer l'horizon qu'un aide de camp du général Grouchy apporta et remit au colonel, pour être lue devant le front du régiment, cette admirable proclamation de l'Empereur : « Voici le soleil d'Austerlitz ! Soldats, vous direz avec orgueil au sein du foyer domestique : Je faisais partie de cette grande armée qui combattit sous les murs de Moscou. »
Source : Gallica

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