Jean-Marie Félix Girod de l'Ain

Résumé

Jean-Marie Félix Girod de l'Ain Dix Ans de mes souvenirs militaires… (1873)

La soirée s'avançait; l'ennemi était en pleine retraite et chacun s'attendait à voir l'Empereur descendre, avec sa garde impériale, du plateau où il était demeuré en position toute la matinée, et achever la journée et la défaite de l'armée russe par un mouvement décisif; mais non, il ne bougea pas, et le général Kutusoff put se retirer paisiblement, emmenant avec lui tous ses canons, équipages et ambulances, et ne laissant que ses morts et ceux de ses blessés qui se trouvaient sur le terrain que nous occupions, après l'avoir forcé de l'abandonner.
Source : Gallica

Jean-Marie Félix Girod de l'Ain Dix Ans de mes souvenirs militaires… (1873)

Nous restâmes un jour entier à Mayence et on nous y fit connaître l'itinéraire que nous devions suivre jusqu'à Bayonne: chaque division avait le sien et la marche de chaque régiment était combinée de manière qu'il ne s'en trouvât jamais plus d'un logé dans le même endroit.
Chacun désirait ne pas traverser la France entière sans avoir la liberté d'aller visiter les parents et son pays ; je n'étais pas celui chez qui ce désir était le moins vif.
Mon régiment ne devait pas passer par Paris même, mais aux environs.
Source : Gallica

Jean-Marie Félix Girod de l'Ain Dix Ans de mes souvenirs militaires… (1873)

Nous perdîmes beaucoup de monde à cette bataille de Craonne : mon camarade Bernelle y eut un frère, officier supérieur dans la jeune garde, tué; en outre du général La Ferrière dont j'ai parlé plus haut, le général Meunier, mon ancien colonel, qui commandait une division de jeune garde, y fut grièvement blessé, et bien d'autres encore. L'avantage nous resta, néanmoins ; mais ce fut comme la dernière lueur de cette étoile naguère si brillante de Napoléon !
Source : Gallica

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