Broderie

Définition et enjeux

Émile Bayard,  Art appliqué français d'aujourd'hui… (1925)

“ LA BRODERIE. — Avec la broderie s'évanouissent les trames éthérées précédentes et commence l'hallucinant travail des reliefs sur étoffe.
Des fées, encore, broderont, enrichissant le tissu, lui donnant du caractère, de la beauté, du génie. Nos artistes modernes, au surplus, inspirent à ces fées des décors inédits, leur conseillent des hardiesses, leur démontrent enfin, en leur ouvrant des aperçus qu'elles ne soupçonnaient pas, que l'art ne vit que de mouvement, sans quoi il s'éteindrait.
”
Source : Gallica

Portrait de Arsène Alexandre Arsène Alexandre,  Histoire de l'art décoratif, du XVIe siècle à nos jours… (1892)

“ Si nous avions ici à faire besogne d'érudition, de longues pages ne suffiraient pas à énumérer les documents qui nous sont venus sur la broderie, tant de l'Écriture sainte que des monuments de l'art égyptien, des poèmes d'Homère, des historiens et écrivains de la Grèce, de Rome, de l'Orient, du Bas-Empire, du moyen âge, etc. Nous devons être plus limités, et nous contenter de faire remarquer que la broderie a été pratiquée, luxe charmant, dans tous les temps, chez les peuples en enfance comme chez les plus raffinés. ”
Source : Gallica

Portrait de Alain Alain,  Système des Beaux-Arts

“ Revenons donc sur cette idée que tout ornement libre est laid. C’est la raison pour laquelle les costumes ont presque toujours plus de style que les autres objets ornés, et pourquoi une broderie en couleurs plaît plus aisément qu’une peinture qui n’est que peinture. Mais chacun peut remarquer aussi que l’étoffe drapée selon les nécessités du costume rend la broderie bien plus belle. Une grecque qui borde un vêtement est plus belle sur l’homme et dans le mouvement qu’étalée. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature