Edmond Rostand,
Le Cantique de l'Aile
(1922)
“ Ait filé de la laine et que ce soit en vain,Comme il faut que toujours d’une âme vraiment hauteServe chaque souffrance, — et même chaque faute, —Le déplorable fil resté sur les carreaux,Ce fil qui, malgré tout, est l’œuvre d’un HérosDont l’âme s’est tordue avec sa laine torse,Et qui, filé dans le malheur, prit tant de forceQu’il ne pourra jamais dans l’ombre être cassé,Ce fil mystérieux, Vénus l’a ramassé ;Et, l’enroulant autour de son doigt diaphane,Elle emporte ce fil, et dit : « Pour Ariane. » Cambo, septembre 1909. NOTESPour la Grèce, page 29. ”
