“ Gare! ses cheveux pleins de colère sont épiques; sa blouse se drape en chlamyde. Prenez garde. De la première rue Greneta venue, il fera des fourches caudines. Si l'heure sonne, ce faubourien va grandir, ce petit homme va se lever, et il regardera d'une façon terrible, et son souffle deviendra tempête, et il sortira de cette pauvre poitrine grêle assez de vent pour déranger les plis des Alpes. C'est grâce au faubourien de Paris que la révolution, mêlée aux armées, conquiert l'Europe. ”
Faubourien
Définition et enjeux
Le terme faubourien désigne, dans un contexte social et géographique, les habitants des faubourgs, souvent associés à des milieux populaires ou ouvriers. Victor Hugo le présente comme un agent de révolution, tandis que Pierre Larousse souligne son appartenance à une bourgeoisie éclairée. J.
Buzon, en revanche, le critique comme un "déclassé" marginal. Ces approches diverses révèlent une notion complexe, à la fois symbolique et sociale, liée à des enjeux de classe, de résistance et d'identité. Les textes montrent comment le faubourien incarne des tensions entre marginalisation et action collective.
Citations sur “faubourien”
Pierre Larousse,
Grand dictionnaire universel du XIXe siècle
“ En outre, il n’est pas tout à fait puéril de rappeler que ce « faubourien », qu’on a souvent dépeint comme une manière de brute, appartenait à la bourgeoisie riche et cultivée, qu’il était un homme du monde, comme on dirait aujourd’hui, de manières élégantes, amateur de chevaux, habitué du sport, amusement anglais qui commençait à se répandre chez nous, souvent vainqueur aux courses de Vincennes et cité comme un des beaux hommes de Paris et l’un des meilleurs et des plus hardis cavaliers du temps, avec le duc d’Orléans et le célèbre Franconi. ”
J. B. Ambs-Dalès, La liberté reconquise, ou Histoire complète et détaillée de la révolution de juillet 1830… (18..)
“ Un faubourien se prend de querelle avec un garde national, et se porte à des voies de fait. «Pour votre punition, vous allez être désarmé, lui criet-on de toutes parts. Non, dit-il, j'aime mieux être fusillé, » et il se met à genoux. ”
J. Buzon, Réponse. L'homme rouge à l'homme gris et à ses congénères… (1867)
“ Titi le faubourien vous répondra en Fort de la Halle, en massacreur de grammaire, fffaignants (*) , propres à rien, mange-pain-gagné ! Voilà la physiologie des déclassés pris sur la vivisection. Donc les voilà partis. — Ils n'inventeront pas la poudre du moine Bacon ni le fulminate ; mais ils inventeront la poudre à niais, la poudre aux moineaux, la poudre aux yeux !... on voit bien que ça a désappris à porter la blouse du faubourien. Chez nous on dit : — Ils ne mangeront pas le goudron, ces fahichiens de plumes ! ”
Gaston de Ludre, Charles X et ses nouveaux historiens… (1880)
“ Le faubourien est un homme, comme tel il aime le sang et craint le danger. Quand son appétit sanguinaire est surexcité par quelque 14 CHARLES X ET SES NOUVEAUX HISTORIENS circonstance fortuite, cet appétit le détermine à braver une certaine somme de danger pour se satisfaire; mais, cette somme dépassée, et la limite en est restreinte, le faubourien, s'il est libre de s'enfuir, s'enfuit; le bourgeois en fait autant et le noble les imite. C'est pourquoi le faubourien ne se bat bien que derrière des murs, et s'enfuit invariablement en plaine. ”
Paul Verlaine,
Mes hôpitaux
(1891)
“ Et alors ce sont des Noël ( hélas ! d' Adam ) , des Rameaux ( de Faure , holà !) , car le Parisien , le faubourien n' est pas si sceptique qu' il ne « gobe », jusqu' au vrai exclusivement , les « airs d' église », et des Petits pinsons , des Carmen , vous n' avez pas d' âme ; car , aussi , le faubourien , le rôdeur donnent dans l' élégie et coupent peu dans la politique ( bonne pour quelques vieilles barbes de soixante et onze ) ou dans la blague , qui semblerait dévolue aux couches un peu plus aisées ”
Just Veillat,
Les huguenots d'Issoudun : épisode des guerres de religion en Berri…
(1878)
“ Parfois, le faubourien voyait bien, en ouvrant sa porte le matin, un ou deux cadavres d'hérétiques balancés par le vent à la lanterne du coin ou aux arbres de la place ; mais comment, de qui, à quelle heure avaient-ils reçu le châtiment de leurs crimes ”
Alfred Delvau,
Dictionnaire de la langue verte…
(1866)
“ ENNUYER (S') , v. réfl. Être sur le point de mourir, — dans l'argot des bourgeois, que cela chagrine beaucoup. ENQUILLER, v. a. Cacher, - dans l'argot des voleurs. Enquiller une thune de camclotte. Cacher entre ses cuisses une pièce d'étoffe. ENQUILLER, V. n. Entrer quelque part comme une boule au jeu de quilles, — dans l'argot du peuple. ENQUILLEUSE, s. f. Femme qui porte un tablier pour dissimuler ce qu'elle vole. ENROSSER, v. a. Dissimuler les vices rédhibitoires d'un cheval, d'une rosse, — dans l'argot des maquignons. ENTABLEMENT, s. m. Épaules, — dans l'argot des faubouriens. ”
Juliusz Słowacki,
Oeuvres complètes de Jules Slowacki…
(1870)
“ Fauconnier, tiens bien l'oiseau sur ton poing ; couvre-lui les yeux de son voile doré ; empêche-le de battre de l'aile ; garde qu'il ne bouge et ne fasse sonner ses grelots ; tu lui enlèveras lé voile, lorsque l'animal aura donné dans nos pièges ; alors son rôle commencera. Le faucon se rembrunit; ainsi aveuglé, il hérisse ses ailes, allonge ses griffes, et, sombre, gonfle sa poitrine. J'entends un bruit là-bas... est-ce la bête qui passe? Non, c'est encore trop tôt; le moment n'est pas venu. C'est un lévrier léger, tenu en laisse, qui, impatient de ses liens, grogne et saute. ”
E Henri Garnier, Voyages en Perse, Arménie, Mésopotamie… (1854)
“ Les chasseurs se postent dans une grande plaine, ou plutôt dans un désert, le faucon sur le poing et tenant des lévriers en laisse. L'antilope fuit à leur aspect avec la rapidité du vent. A l'instant les cavaliers s'élancent à sa poursuite, après avoir lâché les meutes. Si on n'en voit qu'un, on lance aussitôt les faucons ; si l'on en a découvert plusieurs à la fois , on retient les faucons jusqu'à ce que les chiens en aient relancé un isolément. Les faucons, rasant la terre , atteignent bientôt l'animal , et viennent tour à tour lui déchirer le museau avec leurs griffes ”
Jean-Henri Fabre,
Les Auxiliaires
“ Les faucons sont, de tous nos rapaces diurnes, les plus courageux et les mieux doués pour le vol. Ils ont pour caractère distinctif une dent aiguë de chaque côté de l’extrémité du bec, qui est très vigoureux et fortement recourbé dès son origine. Leurs ailes, pointues au bout, dépassent au repos l’extrémité de la queue, ou tout au moins l’atteignent. Tous chassent en planant. Dans ce genre se classent le faucon ordinaire, le hobereau, l’émerillon. Le faucon ordinaire, grand comme une poule, est reconnaissable à l’espèce de moustache ou tache noire qu’il a sur chaque joue. ”
Pierre-Amédée Pichot, Fauconnerie (1890)
“ Nous voilà donc assurés qu'il passe un faucon quelque part; nous ne savons pas où ; nous ne le voyons pas ; mais nous en sommes sûrs. Il faut attirer ce faucon. Alors on agit sur les filières des poteaux ; on fait voler le pigeon d'appel, on fait voler le faucon, ou le plumeau terrible, de façon à simuler un combat. L'oiseau passager a aperçu la manœuvre ; il y a là un camarade qui chasse ; il y a donc quelque chose à manger. ”
Emmanuel Le Maout,
Le Jardin des plantes : description complète…
(1842-1843)
“ Le HOBEREA U (Falco snbbuteo, de Linné) est bien plus petit que le Faucon; il niche dans les forêts, où il se perche sur les plus hauts arbres ; sa gorge et le dessous de son col sont de couleur blanche, ainsi que la poitrine etle commencement du ventre, qui portent en outre des taches longitudinales brunes ; la joue est marquée d'un trait brun ; les cuisses et le bas du ventre sont roux; le plumage est brun en dessus. Le Hobereau est moins facilement éducable que le Faucon commun ; on le porte sur le poing, mais sans chaperon, et on l'emploie surtout pour voler la Caille et la Perdrix. ”
Georges-Louis Leclerc de Buffon,
Œuvres complètes de Buffon, éd…
“ J’observerai seulement que la couleur la plus ordinaire des pieds du faucon est verdâtre, et que quand il s’en trouve qui ont les pieds et la membrane du bec jaunes, les fauconniers les appellent faucons bec jaune et les regardent comme les plus laids et les moins nobles de tous les faucons, en sorte qu’ils les rejettent de l’école de la fauconnerie ”
Eugène de Groote, Au Caucase (1891)
“ Un jeune noble, vêtu d'une redingote collante en couleur jaune, avec un superbe poignard passé à la ceinture, tient sur le poing un faucon. Sa figure est toute pâle, malgré ses yeux noirs, et très fine comme d'un page délicat, et sur son poing garni de cuir, le faucon étire les ailes. Il cause avec un Mingrélien de la montagne, un vieillard sauvage, à longue barbe dégarnie, coiffé d'une loque de velours rouge avec des broderies d'or, rattachée par un cordon sous la barbe. ”
Georges-Louis Leclerc de Buffon,
Œuvres complètes de Buffon, éd…
“ On peut voir par cette longue énumération qu’en séparant même les oiseaux étrangers, et qui ne sont pas précisément des faucons, et en ôtant encore le faucon pattu, qui n’est peut-être qu’une variété ou une espèce très voisine de celle du faucon commun, il y en a dix-neuf que nous réduisons à quatre espèces, savoir : le faucon commun, le faucon passager, le sacre et le busard, dont il n’y en a plus que deux qui soient en effet des faucons. ”
Charles-Jean Goury de Champgrand, Traité de vénerie et de chasses… (1769)
“ LA FAUCONNERIE est l'art de dresser & d'instruire à la volerie, non-seulement les Faucons, mais encore tous les autres oiseaux de leurre, comme le Sacre, le Lanier, le Gerfaut, l'Hobereau, l'Emerillon, &c. Celui qui les dresse & qui en a foin, se nomme Fauconnier. Il est essentiel qu'il sçache bien son métier, & qu'il connoisse le naturel des oiseaux ; car ils meurent très-souvent faute de soins, & font sujets à beaucoup de maladies. ”
Girin, Qu'en pensez-vous ? par Hix (1867)
“ Il faut entendre ce parangon des fauconniers parler de ses chers oiseaux avec tout l'enthousiasme qu'un piqueur met à parler de ses chiens de prédilection. Selon lui, le faucon est capable d'affection et d'attachement à son maître; oui, ce rapace au bec crochu, à l'œil sanguinaire, ce brigand a du cœur, de la sensibilité, et, comme les Tartares, il n'est barbare qu'avec ses ennemis. ”
Louis-Pierre Mouillard,
Le vol sans battement
(1912)
“ Ils n’ont garde d’y manquer ; la place est bien trop bonne, le choix et la quantité ne manquent pas ; aussi toutes les races de faucons sont-elles présentes, depuis le faucon pieds rouges, gros comme un merle, jusqu’au pèlerin, le grand chasseur du Moyen-Age, qui niche en pleine ville tout comme la crécerelle des clochers de nos pays du Nord. Les uns vivent de souris, les autres d’insectes. Les hobereaux font chaque soir un repas copieux avec les grosses nyctinomes qui nous arrivent des grottes du désert. ”
Georges-Louis Leclerc de Buffon,
Œuvres complètes de Buffon, éd…
“ Le faucon gentil mue dès le mois de mars, et même plus tôt ; le faucon pèlerin ne mue qu’au mois d’août ; il est plus plein sur les épaules et il a les yeux plus grands, plus enfoncés, le bec plus gros, les pieds plus longs et mieux fendus que le faucon gentil [16] ; ceux qu’on prend au nid s’appellent faucons niais ; lorsqu’ils sont pris trop jeunes, ils sont souvent criards et difficiles à élever ”
Marie Plocq de Bertier, Les hirondelles (1848)
“ Et la fauvette revient vite, Elle apporte dans ce doux nid La mousse verte qu'elle agite Et qui doit assouplir son lit. Son amant, à ces frêles choses, Joint le parfum d'un long baiser. Et toute la saison des roses Il viendra là se reposer ! Belle fauvette, Dieu t'envoie Pour me donner d'heureux instants ; Reste toujours, et que je voie Ton bonheur avec le printemps ! Mon cœur se brisera peut-être A tes mélodieux accents. ”
Amand Dubois, D'Europe en Asie : souvenirs d'un oiseau (1882)
“ Le rapace le plus généralement employé est le faucon commun, appelé encore faucon voyageur et faucon pèlerin. Cet oiseau, de la grosseur d'une poule, a environ vingt centimètres d'envergure : Il vole, en rasant, la surface des champs, avec une grande rapidité, pour faire lever et pour saisir les oiseaux cachés dans l'herbe et derrière les buissons : C'est peut-être le faucon dont le courage est le plus franc, le plus grand relativement à ses forces ; c'est le même que j'ai déjà vu en Afrique, chasser les jolies gazelles du désert. ”
Pierre-Amédée Pichot, Fauconnerie (1890)
“ Ces hommes battaient les roseaux, les buissons, faisaient lever et partir les petits oiseaux, et les éperviers les guettaient en l'air, leur faisaient peur et forçaient les oiseaux à se jeter dans les filets des chasseurs. C'est ce que j'appellerai de la fauconnerie libre. Les fauconniers n'ont pas attendu le XIX6 siècle pour la rendre obligatoire. Il s'agit d'abord de se procurer un faucon. C'est exactement comme pour le civet de lièvre ; il faut d'abord avoir un lièvre. Pour faire de la fauconnerie il faut un faucon. Les faucons se prennent jeunes dans le nid ”
Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ Et le roi leva les yeux, et vit sur l’arbre un serpent ; et ce qui coulait était son venin. Alors le roi se repentit d’avoir coupé les ailes au faucon. Puis il se leva, remonta à cheval, partit en emportant avec lui la gazelle, et arriva à son palais. Il jeta alors la gazelle au cuisinier et lui dit : « Prends-la et cuisine-la ! » Puis le roi s’assit sur son trône, ayant sur sa main le faucon. Alors le faucon eut un hoquet et mourut. À cette vue le roi poussa des cris de deuil et d’affliction pour avoir tué le faucon qui l’avait sauvé de la perdition. ”
Charles Delon, A travers nos campagnes : histoire des animaux et des plantes de notre pays (1880)
“ Comme tous les rapaces, les faucons ont la tête aplatie, le bec crochu, couvert à la base d'une sorte de peau sans plumes qu'on nomme cire; leurs pattes, très-bas emplumées, se terminent par des doigts crochus armés d'ongles tranchants, qui forment ce qu'on appelle les serres de l'oiseau de proie. Leurs ailes sont longues et très-fortes, leur queue large: ils volent avec une légèreté extrême, et s'élèvent haut dans l'air, jusque dans les nuages ; si haut, qu'on ne les voit plus que comme de petits points noirs sur le bleu du ciel. Il y a en France plusieurs espèces de faucons. ”
Marius Bernard, Autour de la Méditerranée.... d'Alger à Tanger (1894-1902)
“ On déchaperonne et on lance un faucon. Celui-ci monte à grands coups d'aile, aperçoit l'animal et, en sens inverse de sa course, il tombe sur sa tête et l'assomme du coup. D'autres fois, il le poursuit, en rasant le sol, il l'accroche, il lui plante ses griffes dans le cou et, — paquet de poils et de plumes, — ils roulent ensemble dans l'alfa. ”
Œillet Des Murs, La fauconnerie ancienne et moderne (1862)
“ Le Faucon se précipite sur le Pigeon; mais ses serres s'embarrassent dans le filet; il ne peut ni les retirer ni s'envoler, et on s'en empare. Quand le Faucon se voit pris, il ne donne aucun signe de colère ni de crainte. Il existe au désert un proverbe qu'on répète dans le malheur : « Thaïr-el-Hoor ila hasnel ma itkhbotchi : l'oiseau de race, quand il est pris, ne se tour- mente plus. » On dresse un perchoir dans sa tente, et on y attache l'oiseau avec une élégante lanière de filali, cuir travaillé à Tafilalet. ”
“ C’était un espace couvert de fougères, près d’un filet d’eau, où les chênes, plus grands et plus touffus, répandaient une ombre délicieuse, où, cachée dans le feuillage, une fauvette ne jugea pas à propos d’interrompre son chant quand nous arrivâmes. Nous y trouvâmes nos chevaux, qui broutaient la fougère, sous la garde d’un petit garçon ; car le vol des bestiaux est toujours à craindre. ”
Antoine Fiat, Histoire de Mlle Le Gras (Louise de Marillac… (1883)
“ La plupart du peuple sort de ce faubourg et se démeuble. Ne nous servirons-nous point de leur exemple? Mais ce nous serait grande affaire. S'il y avait à craindre pour nos jeunes sœurs, nous pourrions les envoyer, par-ci par-là, à diverses paroisses, leur envoyant, si nous pouvons, de la nourriture. Pour moi, il me semble que j'attends la mort et ne puis empêcher mon cœur de s'émouvoir toutes les fois que l'on crie aux armes. Il me semble que Paris abandonne ce faubourg; mais j'espère que Dieu ne l'abandonnera pas et que sa bonté nous fera miséricorde. ”
Paul Lacroix,
Le Moyen-âge et la Renaissance…
(1848)
“ Il fallait être bien riche pour avoir une Fauconnerie propre à fournir tous les vols. On appelait vol du lièvre, vol du héron, vol du milan, etc., l'équipage de faucons, de chiens et d'hommes, spécialement destiné à chasser le lièvre, le héron, le milan, etc. Chasse au héron, fac-simile d'une miniature du ms. du Livre du roy Modus. Le commerce des faucons était énorme au Moyen Age; on les apportait de la Suède, de la Norvège, de l'Islande, de l'île de Chypre, de la Turquie, de l'Espagne, de Tunis et de Maroc. Les faucons de la Turquie étaient fort renommés pour la Chasse du héron ”
Paul Lacroix,
Moeurs, usages et costumes, au moyen-âge et à l'époque de la Renaissance
(1872)
“ Le duc de Bourgogne, apprenant cela, fit rassembler douze faucons blancs, oiseaux excessivement rares, et les envoya en présent à Bajazet, qui lui rendit son fils en échange. Le livre du roy Modus donne les- plus minutieux détails et les plus singuliers sur la noble science de fauconnerie. Il nous apprend, par exemple, que la noblesse des faucons était en tel respect, qu'on n'employait jamais pour un de ces oiseaux les ustensiles, harnais et vaisselle qui avaient été employés pour un autre faucon. ”
