Résumé

Portrait de Just Veillat Just Veillat Les huguenots d'Issoudun : épisode des guerres de religion en Berri… (1878)

En homme rudement châtié par l'expérience, M. de Lavarennes fut accablé par ce dernier coup ; il sentit avec effroi ses remords augmentés de tout le poids du déshonneur versé sur la famille; tandis qu'Ursule et Louise, si frappées qu'elles fussent par cette catastrophe, il faut bien le dire, trouvèrent encore au fond de leur cœur une lueur d'espérance, une sorte d'action de grâces pour le ciel qui épargnait Julien.
Car pour elles, la vie sauve, c'était l'avenir réservé, l'avenir dont l'œil de la jeunesse écarte les nuages, éclaire les plus sombres horizons.
Source : Gallica

Portrait de Just Veillat Just Veillat Les huguenots d'Issoudun : épisode des guerres de religion en Berri… (1878)

Depuis que notre mère est morte au spectacle de nos haines, toutes les misères on fondu sur nous. Te voilà proscrit, sans patrie, sans asile, en proie au démon de la vengeance, qui va te dévorer ainsi que ton fils; quant à moi, je ne suis pas mieux partagé ; j'ai perdu la paix du cœur, ma maison est désolée, ma fille se meurt.
— Ursule !
— Hélas ! ces affreuses discordes l'ont tuée.
Elle n'a pu supporter cette mort, cette séparation.
— A qui la faute ?
— Chaque jour elle vous cherche, elle vous appelle en me maudissant.
— Maudit par sa mère, maudit par sa fille,
maudit par son frère.
Source : Gallica

Portrait de Just Veillat Just Veillat Les huguenots d'Issoudun : épisode des guerres de religion en Berri… (1878)

Sous le poids de l'épouvante, de la honte et de la tristesse, chacun se tint longtemps encore immobile à sa place, dans cet anéantissement qui suit les grandes crises du corps et de l'âme.
Après avoir achevé les oraisons, répandu l'eau sainte dans la chambre, le curé de Saint-Cyr venait de se retirer.
Les mains jointes, le visage perdu dans les rideaux du lit, Ursule et Louise demeuraient prosternées, sans avoir la force de lier une prière. Leur poitrine, soulevée par le désespoir, laissait échapper des sanglots inarticulés.
Plus durement trempé, Julien était debout près du chevet
Source : Gallica

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